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Le mariage est un acte juridique et solennel par lequel un homme et une femme s’engagent l’un envers l’autre pour fonder ensemble un foyer
Le mariage officialise un choix majeur de stabilité de vie en société.
Le jour du mariage, le Maire donne lecture aux futurs époux de quelques
articles du Code Civil relatifs aux droits et obligations du mariage.
Il leur rappelle ainsi que tous les gens mariés se doivent mutuellement
fidélité, secours et assistance et qu’ils ont également des obligations à l’égard
de leurs (futurs) enfants.
À ces aspects bien connus du mariage, chacun peut en ajouter d’autres.
C’est le rôle du régime matrimonial, sorte de “règle du jeu” choisie
par les futurs époux. Par exemple, ils peuvent décider de mettre en commun
certains biens ou au contraire de ne rien mélanger. Ils peuvent également
prévoir des avantages pour le cas de décès, se protéger des risques professionnels
du conjoint. Et bien d’autres choses encore. Bien que mal connu, cet
aspect du mariage est important. Par ailleurs, notre droit offre une
telle liberté dans le choix du régime matrimonial qu’on peut parler d’un
véritable mariage à la carte.
Enfin, rappelons que faute de choix, la loi attribue automatiquement
un régime matrimonial, appelé "régime légal de la communauté réduite
aux acquêts".
Le régime légal de la communauté réduite aux "acquêts" a pour principale caractéristique la mise en commun des "acquêts" c’est-à-dire des biens acquis à compter de la date du mariage.
Entrent dans cette catégorie :
À cette masse commune, il faut opposer ce qu’on appelle les "biens propres". C’est-à-dire les biens acquis par chacun avant le mariage (maison,
titres, …), reçus par succession, donation ou testament ou encore acquis
grâce à l’argent provenant de la vente d’un bien propre (avec déclaration
de remploi).
Chacun des époux administre à sa guise ses biens propres et peut en disposer
librement (les vendre, les donner, etc), sauf s’il s’agit du logement
familial. L’époux devra alors obtenir le consentement de son conjoint.
Les principaux avantages sont les suivants :
En revanche, des difficultés peuvent apparaître lors du partage de la communauté. De même, le conjoint est obligé d’obtenir le consentement de l’autre pour tous les actes importants, ce qui peut aboutir quelquefois à une situation de blocage.
Si le “prêt à porter” du régime légal ne correspond pas aux souhaits
ou à la situation des futurs mariés, ils peuvent opter pour le "sur-mesure" et
contacter leur notaire qui rédigera, avant leur passage devant le Maire,
un contrat de mariage adapté à leur choix de vie.
Au moment de la signature, le notaire leur délivrera un certificat à remettre
au maire afin qu’il mentionne sur l’acte de mariage l’existence du contrat,
sa date et le nom et l’adresse du notaire qui l’a reçu. Il ne sera rien
indiqué d’autre sur l’acte de mariage : le contenu du contrat restera
secret.
Quant au coût, il est très souvent minime au regard des avantages procurés
par le contrat de mariage. Un devis peut être demandé au notaire.
Dans ce régime, tout ce que possèdent et posséderont les époux entre en communauté. Les époux décident de ne pas posséder de biens propres mais de les grouper en une seule masse universelle. Réciproquement, les dettes sont entièrement à la charge de la communauté. Il est fréquent d’y adjoindre une clause d’attribution intégrale de la communauté permettant de convenir que l’intégralité de la communauté appartiendra au conjoint survivant, sans qu’il ait à acquitter de droits de succession au décès du premier époux.
Ce régime est particulièrement
recommandé aux couples sans enfants. Il est en effet le seul qui permet
au conjoint survivant de rester propriétaire de tous les biens communs
jusqu’à son décès et d’hériter sans payer de droits de succession.
En revanche, les enfants ne recevront rien avant le décès du dernier
conjoint et devront alors supporter une fiscalité plus lourde.
Les biens de chacun, même acquis pendant le mariage, restent "propres". De la même façon, chacun supporte seul les dettes qu’il a contractées.
Ce régime est particulièrement adapté aux couples dont l’un des époux exerce une profession dite "à risques" (commerçant,
profession libérale…).
En effet, la totale indépendance patrimoniale de chaque époux protège
l’autre des poursuites des créanciers de son conjoint, à condition
que le non commerçant ne gère pas l’affaire avec l’autre. Lors de la
dissolution du mariage, les comptes sont plus faciles à faire et le
partage est plus simple.
En revanche, le conjoint sans emploi (et donc sans ressources) risque
de se retrouver démuni suite à un divorce ou au décès de son conjoint.
Là encore, le conseil préalable du notaire est important.
Pendant le mariage, ce régime fonctionne comme le régime de séparation
de biens. Chacun reste propriétaire des biens acquis avant ou pendant
le mariage, ainsi que des donations, legs ou héritage.
À la dissolution, chacun des époux a droit à la moitié de la valeur des
acquêts" réalisés par l’autre.
Pour cela certaines conditions doivent être remplies :
Depuis le 1er janvier 2007, changer de régime matrimonial est plus facile si vous n’avez pas d’enfants mineurs. En effet, dans ce cas, l’homologation par le juge n'est plus nécessaire et il suffit d’établir le changement par acte notarié. L'absence de contrôle par le juge ne vous autorise cependant pas à outrepasser vos droits et à trouver un biais pour déshériter vos enfants par exemple. Ceux-ci conservent d'ailleurs le droit de contester en justice le nouveau régime que vous aurez choisi...
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