Par Marie Christine Ménoire, le 22 Février 2016 dans J'INVESTIS - Je réalise un placement

Vous l'avez certainement constaté : trouver une place pour se garer en ville devient très compliqué et de plus en plus cher. Dans ce contexte, acheter et louer des places de parking peut s'avérer une bonne affaire. Quelques conseils pour réussir ce placement d'avenir.

Vous avez quelques économies que vous ne voulez pas laisser dormir sur les livrets, de moins en moins rémunérateurs. Vous trouvez également les placements en bourse trop risqués. Reste l’immobilier. Mais vous avez envie de sortir des sentiers battus. Pourquoi ne pas tenter l’expérience de l’investissement dans un parking ?

Pourquoi investir dans un parking

Plusieurs arguments plaident en faveur de ce type d’investissement :

  • c’est pas cher. C’est le placement idéal pour les investisseurs débutants. La mise de fonds n’a pas besoin d’être importante. C’est un placement accessible même avec un capital modeste. Tout dépend, bien évidemment, de l’emplacement, de la région et du type de parking proposé (couvert ou non, souterrain, avec ou sans caméra de surveillance…). Mais d’une façon générale, ce type d’investissement coûte moins cher qu’une  maison ou un appartement. En revanche, si le parking est dans un immeuble, renseignez-vous sur les charges de copropriété.
  • c’est peu risqué. À condition de bien choisir l’endroit et le type de parking, vous n’aurez pas de mal à trouver un locataire. Les impayés sont rares et les dégradations sont quasi nulles.
  • c’est facile. Pas besoin de se préoccuper de l’entretien, contrairement à un bien immobilier qui nécessite régulièrement des travaux.  Du point de vue juridique, vous bénéficiez d’une réglementation souple. En tant que propriétaire, vous êtes libre de fixer le montant du loyer, la durée du bail et les conditions de résiliation de la location.
  • c’est rentable. Les villes ne proposent pas assez d’espaces de stationnement et sont de plus en plus engorgées. Les candidats à la location d’un parking sont donc nombreux et prêts à payer parfois le prix fort pour pouvoir se garer en toute sérénité. La rentabilité de ce type de placement est bien supérieure à celle d’un logement locatif, même s’il existe en ce moment des dispositifs fiscaux avantageux : entre 6 et 10 %, voire plus selon l’emplacement et les caractéristiques de(s) la place(s) louée(s).

Et si vous attendez entre 3 et 5 ans, votre parking sera rentabilisé et vous aurez remboursé l’ensemble des sommes engagées pour votre investissement.

Précision de vocabulaire
Plusieurs termes peuvent désigner des emplacements de stationnement. Vous aurez le choix entre :

  • le parking qui sera un emplacement de stationnement à ciel ouvert ou couvert délimité par un marquage au sol ;
  • un garage qui sera une place de parking fermée, située à l’intérieur d’un immeuble ;
  • le box dont la configuration est la même que pour le garage mais qui se trouve, en général, au sous-sol des immeubles.

Fiscalité
Si les loyers annuels provenant de la location n’excèdent pas 15 000 euros, le propriétaire bénéficie du régime « micro-foncier ». L’administration appliquera un abattement forfaitaire de 30 % pour frais et charges. Au même titre que pour un bâtiment ou un appartement, vous serez soumis à la taxe foncière. Si la place de stationnement est à plus d’un kilomètre de son domicile, le locataire ne sera pas soumis à la taxe d’habitation.

Quelques conseils préalables

Comme pour un investissement immobilier « classique », le premier critère sera l’emplacement. Misez sur les quartiers où les parkings publics sont difficilement réalisables et où les places de stationnement sont rares. Dans ces zones, le prix d’une location peut toucher voire dépasser le haut de la fourchette. Autre élément décisif : la sécurité. Le parking doit être bien éclairé, entretenu et son accès contrôlé.

Comme pour un investissement immobilier « classique », le premier critère sera l’emplacement

 

Astuces

  • Cibler les centres-villes et les quartiers anciens souvent dépourvus de stationnement.
  • Pour les parkings couverts, rechercher les places au premier sous-sol plutôt qu’aux étages inférieurs et proches des issues et des sorties du parking.
  • Privilégier une taille et une hauteur sous plafond correcte (toujours dans l’hypothèse d’un parking souterrain) pour accueillir le plus grand panel de véhicules (véhicule utilitaire, 4x4…) et toucher un maximum de personnes.
  • Avant d’investir, contacter la mairie pour savoir s’il n’y a pas un projet de parking public à proximité de l’endroit où vous envisagez d’investir.

Un achat immobilier comme les autres

Les garages ou parkings sont des biens immobiliers au même titre qu’une maison, un terrain ou un appartement. La procédure à suivre lors d’un achat est donc identique. Vous devrez faire appel à un notaire pour assurer la sécurité juridique de l’achat et effectuer certaines vérifications préalables : s’assurer que le vendeur est bien le propriétaire, récupérer tous les documents administratifs et les diagnostics nécessaires lors d’une vente (certificats d’urbanisme, amiante, état des risques naturels, miniers et technologiques…). Le notaire rédigera ensuite l’acte de vente fixant les modalités de la transaction (descriptif du bien vendu, prix…).

  •  Imprimer