Par Marie Christine Ménoire, le 6 Février 2014 dans J'INVESTIS - Je réalise un placement

Et si vous mettiez un peu de vert dans vos placements ! Investir dans une forêt peut être à la fois rentable et fiscalement intéressant. Encore faut-il savoir comment s'y prendre et suivre certains conseils avisés...

Acheter sans se tromper

En France, 3,5 millions de propriétaires se partagent 12 millions d'hectares de forêt. Les raisons d'investir dans ce secteur sont multiples et variées : certains privilégieront le côté "bucolique" de la chose (posséder un coin de nature à soi pour s'y balader en famille...), d'autres viseront un objectif plus économique (diversifier ses placements, bénéficier d'avantages fiscaux et de revenus réguliers...).
Les conseils d'un expert seront donc plus qu'indispensables pour ne pas vous tromper. C'est seulement après avoir fixé vos objectifs et étudié avec lui toutes les possibilités existantes que vous pourrez passer à l'étape "achat".

Deux solutions s'offrent à vous :
  • soit vous achetez un domaine forestier privé en vous adressant directement à un propriétaire ou en passant par un intermédiaire spécialisé (notaire) ;
  • soit vous achetez des parts auprès d'un Groupement foncier forestier (GFF), propriétaire de la forêt. Cette solution est la plus simple : vous ne vous souciez pas de la gestion, vous percevez des revenus réguliers et pouvez bénéficier de prix d'achat plus intéressants.

La fiscalité : toujours son principal atout

Le coût (et la rentabilité) de votre investissement va dépendre de plusieurs éléments : valeur du sol, nature des essences composant la forêt, âge et état sanitaire des arbres, proximité de voies d'accès... Dans tous les cas, votre investissement ne sera rentable qu'au bout de plusieurs années, mais la fiscalité reste intéressante en 2014.

Dispositifs et exonérations

Le gouvernement incite ce type de placement, notamment par la reconduction du dispositif DEFI (Dispositif d'encouragement fiscal à l'investissement en forêt) jusqu'au 31 décembre 2017.

Dans le cadre de ce dispositif, la souscription de parts de Groupements forestiers donne droit, sous certaines conditions, à une réduction d'impôt de 18 % du prix d'acquisition. Pour les contribuables détenteurs de bois et forêts soumis à l'ISF, la loi accorde (sous certaines conditions) une exonération à hauteur des trois quarts de leur valeur.

Ce type d'investissement permet également de bénéficier d'une exonération de droits de succession ou de donation, à hauteur de 75 %, à condition que les parts soient détenues depuis au moins 2 ans par le défunt (ou le donateur).
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