Par Nathalie Duny, le 28 Juin 2013 dans J'INVESTIS - Je défiscalise

Vous souhaitez diversifier votre patrimoine ? Investir dans une ?uvre d'art est un "placement plaisir" original. Pas forcément réservé aux grands collectionneurs, il peut se révéler fort intéressant... à condition de savoir où vous allez !

L'oeuvre d'art, un investissement pour tous ?

Le domaine de l'art n'est pas réservé à une élite financière. Contrairement à une idée reçue, l'art est accessible à tous les budgets. Les premiers prix démarrent autour de 1 000 à 2 000 euros pour une photo. C'est, de plus, un marché en pleine expansion qui résiste bien à la crise. Et pour cause, ce placement plaisir ne suit pas les aléas de la bourse. Il permet de diversifier son patrimoine et ainsi de mutualiser les risques. C'est la clé de la réussite !

Conseil
: votre patrimoine artistique ne doit pas représenter plus de 5 à 10 % de vos actifs. Cerise sur le gâteau : les objets d'art sont totalement exonérés d'impôts sur la fortune et sont aisément transmissibles. Achetez une oeuvre d'art que vous aimez !

L'art, pour investir à long terme !

Que ce soit de la peinture, un dessin, une sculpture ou une photo de collection, l'oeuvre d'art ne génère pas de rendement. Mais elle peut prendre de la valeur ! Sa cote variera selon la notoriété de son auteur, la période de création et d'autres critères beaucoup plus subjectifs. Par exemple, les effets de mode peuvent conditionner l'offre et la demande. La revente de l'oeuvre peut alors s'avérer un véritable casse-tête. Investir dans une oeuvre d'art, dans un but purement spéculatif, peut donc s'avérer dangereux.

À faire : investissez plutôt dans l'oeuvre majeure d'un artiste peu connu plutôt que dans l'oeuvre mineure d'un grand maître.

Une fiscalité avantageuse pour les oeuvres d'art

Les oeuvres d'art ne sont ni imposables ni déclarables en matière d'ISF (Impôt de solidarité sur la fortune). Pourquoi ? Le gouvernement estime qu'une imposition favoriserait la dissimulation d'oeuvres, dont la détention n'est pas toujours bien connue et dont l'évaluation est souvent aléatoire. En termes de revente d'oeuvres d'art, le vendeur doit s'acquitter d'une taxe. Cependant, il a le choix entre la taxe forfaitaire de 5 % (calculée sur le prix de vente) et le régime général de taxation sur la plus-value (34,5 % calculé sur la marge). Dans le cas de transmission de patrimoine : sous certaines conditions, les oeuvres d'art peuvent être, en cas de succession, intégrées dans le forfait de 5 % des meubles meublants.

À savoir : les motivations fiscales ne suffisent pas à justifier un investissement dans une oeuvre d'art.

Entourez-vous d'experts !

Une petite culture artistique s'impose avant d'investir. Demandez conseil à un expert (commissaire-priseur, conseiller spécialisé en art...). Lors de l'achat, exigez un certificat d'authenticité qui détaille la description du bien. Enfin, pensez à souscrire une police d'assurance si vous possédez des objets de grande valeur !

Il existe deux moyens d'acheter et de vendre une oeuvre d'art la vente aux enchères et "l'achat de gré à gré". Celui-ci s'effectue auprès de particuliers ou de professionnels (marchands d'art, antiquaires, brocanteurs, galeristes...).



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