Par Marie Christine Ménoire, le 11 Janvier 2013 dans J'INVESTIS - Je défiscalise

Même si en 2013 les "niches fiscales" n'ont plus les faveurs du gouvernement, il est toujours possible de réduire vos impôts.Selon vos objectifs et la consistance de votre patrimoine, les solutions seront différentes.

Faites une donation

Les donations sont un outil privilégié pour qui veut diminuer (voire éviter) les droits de succession. Leur fiscalité ayant changé l'été dernier, elles conservent tout leur intérêt en 2013. La réforme concerne essentiellement les donations en ligne directe (entre parents et enfants). L'abattement les concernant est passé de 159 325 euros à 100 000 euros. Au-delà de 100 000 euros, les sommes versées sont soumises aux droits de mutation. L'opération peut être renouvelée tous les 15 ans sans être taxée.

Investissez dans l'immobilier neuf

Le Duflot se distingue de plusieurs façons du dispositif Scellier. Il se veut notamment plus social et propose des logements à des loyers abordables pour les foyers modestes. Le Duflot se veut aussi plus attratif pour les investisseurs, avec un taux de réduction d'impôt plus élevé (18 %) que dans le cadre du "Scellier".

Autre innovation de taille, le Duflot autorise l'achat de deux logements neufs la même année
Les critères pour bénéficier du dispositif se veulent plus "sélectifs" que ceux du "Scellier".

Dans le cadre de la nouvelle loi Duflot, la réduction d'impôt est soumise au respect de plusieurs paramètres. Par exemple les loyers sont plafonnés et inférieurs de 20 % aux loyers du marché à la localisation du bien immobilier neuf, ce nouveau dispositif d'incitation fiscale ajoute une seconde modulation en fonction de la surface du logement loué. Les ressources des locataires doivent respecter un certain plafond, variable selon la composition du foyer et la zone géographique où se situe le bien.


Misez sur le Plan d'épargne logement

Destiné à préparer un investissement immobilier, le Plan épargne logement (PEL) est également un produit d'épargne sans risque, dont les intérêts sont exonérés de toute taxe durant 12 ans. Son fonctionnement est simple. Après un premier versement de 225 euros minimum, il suffit de verser régulièrement 540 euros par an, pendant 4 ans, dans la limite d'un plafond de 61 200 euros (hors intérêts et prime d'État). Une fois ce plafond atteint, plus aucun versement n'est possible, mais le PEL continue à produire des intérêts (2,50 % hors prime d'État).

Optez pour le Livret A et le Livret de développement durable

Le Livret A est un produit d'épargne défiscalisée, garanti par l'État. Il reste le placement favori des Français. Cette tendance devrait se poursuivre, car il rapporte encore 2,25 % net de toute fiscalité depuis le 1er août et reste immédiatement disponible.
Depuis le 1er janvier 2013, le plafond des versements a été relevé à 22 950 euros (hors intérêts capitalisés). La loi n'autorise qu'un seul livret par personne.

Le Livret de développement durable (LDD) est le "frère jumeau" du Livret A. Son fonctionnement, son rendement et sa fiscalité sont identiques. Seul son plafond diffère : 12 000 euros depuis le 1er octobre 2012. Il s'agit d'un bon complément au Livret A.

Pensez à l'assurance-vie

L'assurance-vie a conservé un statut fiscal quelque peu "privilégié" malgré les différentes réformes fiscales intervenues ces dernières années en matière de fiscalité de l'épargne. Si vous avez souscrit un contrat avant 70 ans et que vous décédiez, chaque bénéficiaire a droit à un abattement de 152 500 ? sur les sommes reçues. Au-delà, la taxe est de 20 ou 25 % (à partir de 902 839 ?).

Intéressez-vous aux livrets bancaires

Peu connus, les livrets bancaires sont accessibles à toute personne souhaitant investir sans risque. Dix euros suffisent pour ouvrir ce type de livret. Les versements et les retraits sont libres. Les rendements sont variables selon les établissements bancaires. Petit bémol, les gains sont soumis à l'impôt et aux prélèvements sociaux.
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