Par Nathalie Duny, le 27 Avril 2017 dans INTERVIEW DE PERSONNALITES - People

Michel Fugain reste LE chanteur de la variété française, généreux, passionné et passionnant. Il chante toujours la joie, la vie et incarne la bonne humeur à travers des chansons incontournables et festives depuis 50 ans. Il n'a rien perdu de son enthousiasme et vit toujours pour la scène… et c'est tant mieux pour nous ! À l'occasion de la sortie de son album hommage il se confie à Immonot…

Quelle est votre actualité ?

Je participe actuellement à la promotion d'un album. C'est un hommage à mes 50 ans de carrière. 14 artistes revisitent mes chansons. J'ai été tour à tour visiteur, regardeur et écouteur. Et puis j'ai fait de belles rencontres avec la nouvelle génération (Patrick Fiori, Slimane, Corneille…). Le résultat me plaît car l'émotion est palpable. L'album devrait sortir le jour de mon anniversaire le 12 mai (j'aurai 75 ans.)

Avez-vous d'autres projets ?

Bien sûr, j'ai des projets de scène. Il y a 4 ans, on a monté une équipe formidable « Pluribus ». C'est une bande de musiciens. Nous partons en tournée en 2018. Je travaille aussi à la préparation d'un spectacle qui va s'appeler « La causerie musicale » et que l'on présentera en novembre au Théâtre de l'Atelier. Le but est de tenter de répondre à des questions comme : Vous composez d'abord la musique ou les paroles ? Qui fait quoi ? D'où vous vient l'inspiration ? La chanson est un Art Populaire avec un P majuscule puisque c'est l'expression d'un peuple. Une chanson ce n'est pas n'importe quoi, c'est un marqueur précis de la société à une époque donnée. J'ai aussi envie de rendre hommage aux grands auteurs qui ont écrit toutes les chansons que j'ai chantées depuis 50 ans, comme Pierre Delannoy, Maurice Vidalin, Claude Lemesle…

Que peut-on vous souhaiter de plus ?

Souhaitez-moi encore 100 ans de vie… Comme je l'ai d'ailleurs dit dans l'une de mes chansons « dans 100 ans peut-être » si je suis d'accord !

Qu'est-ce qui vous énerve dans la vie ?

Il y a plein de choses qui m'agacent. Je persiste à croire qu'il faut toujours être en colère. Il n'y a rien de pire que d'accepter, que la soumission aux modes… Ce qui m'agace profondément ce sont les modes. Heureusement, elles sont toutes éphémères. Moi je préfère l'eau à l'écume… L'écume n'a aucune force par rapport aux vagues.

Êtes-vous accro à la TV ?

Pas du tout... J'écoute tous les matins, d'une façon pathologique, les nouvelles sur les chaînes d'infos. Et puis je passe à autre chose : j'écris des textes, je compose de la musique. J'aime aussi prendre le soleil en Corse où j'ai le privilège d'habiter.

Que faites-vous lorsque vous ne travaillez pas ?

Je ne considère pas mon boulot comme du travail. Donc je ne ressens pas le besoin de prendre des vacances. Mon métier consiste à créer et pour créer, les moments de rêveries sont nécessaires !

Êtes-vous plutôt maison ou appartement ?

Incontestablement je suis « maison ». Et cela même si je suis obligé d'avoir un appartement à Paris pour mon travail. Mais sinon, j'ai une maison en Corse, en Balagne, dans laquelle je vis depuis 12 ans.

La maison de vos rêves elle est comment ?

C'est tout simplement la mienne. C'est une maison suffisamment grande pour y vivre en famille. Et pour pouvoir accueillir mes amis. Elle possède un grand terrain, des arbres, des fleurs. Je ne sais pas si c'est la maison de mes rêves, mais c'est notre maison : celle de ma femme Sanda, qui est musicienne, et moi. Une maison finit toujours par ressembler à ses propriétaires.

Quelle est votre pièce préférée dans la maison ?

« Une maison finit toujours par ressembler à ses propriétaires » "

Il y en a deux. Il y a un grand salon où l'on travaille beaucoup, ma femme et moi, et la chambre où l'on passe pas mal de temps, à bouquiner, à être ensemble.

Quelles sont vos couleurs préférées dans la maison ?

Le blanc car les vieilles maisons corses n'ont pas d'ouvertures très grandes. Et nous recherchons la lumière. En revanche, nous sommes en train de repeindre les volets et ils seront bleu méditerranéen. Car la couleur de la méditerranée est extraordinaire. Ma couleur c'est le bleu.

Avez-vous des gestes écolos ?

Bien sûr, des gestes basiques comme, entre autres, le tri sélectif…

Êtes-vous ordonné ou bordélique ?

Je pense que je suis moins « bordélique » que ma femme... Mais quand même, je deviens fou quand on touche à mon petit « bazar ». Et si l'on bouge quelque chose je le vois tout de suite !

Y a-t-il un objet dont vous ne pourriez pas vous passer ?

Aie, j'ai bien peur que cela ne soit mon ordinateur. J'y ai toute ma vie dedans, et surtout il me permet de faire de la musique !

Si vous étiez une devise ?

« Ce n'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison »… dixit Coluche !

Quel regard vous portez sur les notaires en général ?

Il existe des notaires formidables… Je ne sais pas comment va évoluer le notariat et s'il va résister au temps, au siècle, car j'ai le sentiment que certaines choses pourraient être plus simples. Le notaire a un rôle de conseiller, de confident des familles, mais la société évolue… Le notaire devra s'adapter. Rendez-vous dans 100 ans ?

Propos recueillis le 02 Mai 2017
par Nathalie Duny
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