Par Nathalie Duny, le 9 Juillet 2014 dans JE VEUX DES INFOS PRATIQUES - Je m'installe dans ma maison

Envie de vous offrir un mobil-home ? Ce marché en plein boom séduit bon nombre d'investisseurs. Le mobil-home ne manque pas d'atouts : il conjugue le bien-être des résidences secondaires et les charmes du camping ultra chic !

1. Je trouve le bon emplacement

À la mer, à la montagne... Oui ! Mais impossible d'installer son mobil-home dans son propre jardin, c'est interdit ! Il doit se trouver soit dans un camping, soit dans un Parc résidentiel de loisirs (PRL).

Tablez entre 1 200 et 3 800 euros pour la location à l'année de la parcelle en fonction des services proposés. Vous pouvez aussi acheter un emplacement dans un PRL.

Attention : Votre mobil-home ne doit pas couvrir plus de 30 % de la superficie de l'emplacement que vous louerez, hors auvent et terrasse amovible.
Certains propriétaires de camping n'acceptent que les modèles achetés par leur intermédiaire ou n'en autorisent que certains, pour des raisons purement esthétiques.

Notre conseil : choisissez un camping ouvert à l'année pour en profiter un maximum !
Vous signerez un contrat qui prévoit vos obligations et celles du camping : le nombre de personnes autorisées dans le mobil-home, la possibilité de le louer... À chaque renouvellement, le camping peut réviser le loyer à la hausse.

À faire : étudiez scrupuleusement les clauses relatives à la durée, les conditions de reconduction et de résiliation du contrat !

2. Je maîtrise le prix

Comptez de 25 000 euros pour un modèle de base à 65 000 euros pour un modèle de luxe.
En principe, ce prix inclut les frais de transport, de mise en place, le calage, le raccordement électrique. Et si vous désirez une terrasse démontable de 15 ou 20 m2, vous devrez rajouter de 2 000 à 3 000 euros supplémentaires.

Mais d'occasion, la note peut être divisée par 2 ! Concernant les coûts, vous n'êtes pas soumis aux impôts locaux, ni à la taxe d'habitation. Et vous pouvez profiter des animations (piscine, activités sportives, soirée karaoké) et des services proposés par le camping.

Mais le propriétaire du camping peut demander un droit d'entrée, surtout si vous installez un mobil-home d'occasion.

Les points à vérifier : Est-ce que le prix du loyer comprend l'électricité et l'eau ? Et attention à la taxe de séjour et à l'assurance (de 150 à 200 euros/an en général)...

3. Je connais les contraintes

Déménager un mobil-home reste toujours possible, car il doit garder ses roues, sa barre de traction et ne pas être scellé au sol (art. R. 111-33 du Code de l'urbanisme).

Vous devrez faire appel à un transporteur pour déplacer votre mobil-home (moyennant 500 à 1000 euros ) car le Code de la route interdit sa circulation !

Le mobil-home est un bien de consommation, comme un camping-car ou un bateau. Ce n'est pas un placement financier comme peut l'être un bien immobilier.

Sachez qu'un modèle perd environ 30 % de sa valeur la première année, 15 % la deuxième, 10 % la troisième et 7 % par année supplémentaire. De plus, sa durée de vie est limitée à vingt ans, voire vingt-cinq ans. Et la revente n'est pas toujours très facile.

Bon à savoir !

  • Vous pouvez sous-louer votre mobil-home mais le gestionnaire du camping impose souvent un droit de regard sur les locataires et un intérêt financier. Concrètement, il se charge donc souvent de la location, moyennant environ 30 % du loyer.
  • Vous pouvez acheter un modèle d'occasion directement à un particulier, par petites annonces par exemple, ou aux gestionnaires de camping eux-mêmes. Ils sont souvent chargés (moyennant commission) par les propriétaires de mobil-home de trouver un acquéreur.
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