Par Nathalie Duny, le 30 Avril 2014 dans JE VEUX DES INFOS PRATIQUES - Je m'installe dans ma maison

Principe, coût, utilisation de l'eau... Voici un abécédaire sur les récupérateurs d'eau ! Pour tout savoir ou presque...

A comme... astucieux

L'eau de pluie tombe sur le toit, ruisselle jusque dans la gouttière. Elle est acheminée jusqu'à la cuve. Celle-ci peut être posée à même le sol ou être enterrée et, plus rarement, placée à l'intérieur de la maison. Les impuretés sont alors filtrées et évacuées vers l'extérieur. Le récupérateur d'eau doit être placé près de la maison.

C comme... coût

Il est très variable. Pour un usage dans le jardin, une cuve hors sol suffit. Il en existe de toutes tailles et toutes formes. Elles sont dotées d'un simple robinet pour pouvoir récupérer l'eau nécessaire. De 70 à 500 euros selon la  contenance. Pour un usage domestique, l'installation est plus complexe et nécessite l'intervention d'un professionnel.

Pour une cuve d'eau enterrée, comptez entre 3 000 et 6 000 euros (pour une contenance entre 5 000 et 8 000 litres). Et si votre cuve est en polyéthylène, les prix peuvent grimper ! Vous pouvez espérer un amortissement sur 10 ans. Et ce type d'installation augmente la valeur de votre maison à la revente.

C comme... cuve

L'analyse des factures d'eau vous donnera une idée de la contenance qu'il vous faut. La capacité de la cuve dépendra également de la pluviométrie moyenne annuelle de votre région
(en mm/m²) ainsi que de la surface de votre toit (en m²).

En moyenne, on récupère 600 litres d'eau de pluie par an par m² de toiture. Pour alimenter les WC et la machine à laver, le choix d'une cuve de 4 000 litres est un compromis intéressant. Pour l'arrosage d'un grand jardin, les chasses d'eau, le nettoyage...

il faut une contenance d'au moins 10 000 litres. Petite ou grande, la cuve sera, de préférence, couplée à un compartiment servant de bassin de décantation. Il permet un premier "filtrage" de l'eau de pluie.

D comme... douce

L'eau de pluie préservera vos équipements ménagers du tartre et réduira de 40 à 60 % l'utilisation de détergents lors de vos lessives. Moins calcaire que l'eau du robinet, elle convient parfaitement à l'arrosage du jardin.

E comme... écolo

Une fois tombée sur nos toits, l'eau de pluie est perdue ! Quel énorme gâchis ! Surtout quand on observe la raréfaction de la ressource et l'augmentation du prix de l'eau ! Récupérer l'eau de pluie est un geste citoyen qui permet de préserver les ressources des nappes phréatiques.

L comme... légal

Aujourd'hui, on s'équipe de systèmes plus sophistiqués et on multiplie les utilisations  : machines à laver, nettoyage, chasse d'eau, arrosage. Mais, en aucun cas, cette eau ne doit être consommée ! N'ayant pas subi de traitements spécifiques, elle n'est pas potable et ne peut servir à la toilette.

Il faut impérativement veiller à ce que l'eau de la citerne ne puisse jamais se mélanger au réseau de distribution d'eau de la ville (tuyauteries distinctes).

Z comme... zéro crédit d'impôt !

Depuis 2014, plus de crédit d'impôt (aide financière) pour les récupérateurs d'eau, mais une TVA réduite à 10 % !

Le saviez-vous ?

Les postes les plus consommateurs d'eau sont la salle de bains et la cuisine qui arrivent ainsi devant le jardin
  •  Imprimer