Devenir le producteur de votre propre électricité, ça vous tente ? Depuis quelques années, l’État incite à se lancer dans cette aventure écologique. Mais est-ce vraiment un bon plan ?
Tout d’abord, pour faire un geste écologique en faveur de la planète. Puis pour réduire votre facture d’énergie, voire pour gagner de l’argent. En effet, les Français qui investissent aujourd’hui dans le solaire ne cherchent pas à produire pour eux. IIs vendent au contraire la totalité de leur énergie à EDF. Le marché national a enregistré une progression de 300 % en un an. Ce boom spectaculaire des demandes engendre des délais d’attente de plusieurs mois. Le nombre d’installateurs labellisés est lui aussi en augmentation.
Il vous faudra installer :
Deuxième étape : vous devez signer avec EDF un contrat de rachat de 20 ans. Pour la vente du courant, deux options :
L’opération est toutefois rentable si vous vendez la totalité de votre production d’énergie, car le prix de revente de l’électricité photovoltaïque est largement supérieur au prix d’achat de l’électricité du réseau.
Le prix de vente du KWh varie presque du simple au double, mais il est toujours largement supérieur au prix auquel les particuliers achètent leur énergie : 30 centimes d’euro pour le tarif de base. Mais vous pouvez bénéficier d’une prime supplémentaire de 25 centimes d’euro par KWh. À condition que les panneaux remplissent une fonction technique ou architecturale dans votre habitation. Les prix sont revus chaque année...
Une installation photovoltaïque de 3 kW coûte environ 20 000 €. Vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt de 50 % sur le matériel, de prêts bonifiés, d’aides locales... Comptez 7 à 10 ans pour rembourser votre investissement. Après cette période, la vente d’électricité peut vous rapporter entre 1 500 et 1 900 € par an. Cela représente plus que la consommation traditionnelle d’une famille.
Il vous faudra obtenir :
Sur le plan fiscal, la vente d’électricité par un particulier n’est pas considérée comme une activité professionnelle, si elle ne dépasse pas de façon importante la consommation du logement occupé (pas de taxe professionnelle et abattement de 71 % avant d’entrer dans le calcul de vos impôts.)