La note de conjoncture de mai des notaires sur la situation du marché immobilier est intéressante à plus d'un titre. Tout d'abord, pour 2008, elle confirme ce que l'on pressentait.
A savoir, une baisse des prix limitée, 1,5 % pour les appartements et 4 % pour les maisons, et un effondrement du volume des transactions, 764 000 ventes contre 929 000 en 2007, cette chute, pour la plus grande part imputable au second semestre, étant plus forte dans le neuf que dans l'ancien.
Mais ce qui nous intéresse aujourd'hui c'est 2009.
Les notaires anticipent toujours une contraction des volumes de transactions, plus modérée qu'en 2008, et principalement dans l'ancien, le neuf bénéficiant de divers amortisseurs tels le dispositif Scellier ou le doublement du prêt à taux zéro.
Les prix devraient poursuivre la baisse entamée en 2008 mais sans homogénéité. Les biens de qualité ne seraient pas concernés, et pour le reste, elle pourrait être de 5 à 20 %.
Rappelons qu'il s'agit d'une anticipation sur l'année et que, pour un grand nombre d'offres, la baisse est déjà dans les prix.
Depuis quelques semaines, les acheteurs reviennent. Ils ont pris la main. Le choix de biens disponibles est important et ils en profitent.
La baisse des taux d'intérêt est déterminante dans la reprise du marché qui s'amorce et, sauf inversion de la courbe des taux, improbable à court terme, cette reprise devrait se renforcer au second semestre.
Plus que jamais, il faut prendre conseil auprès d'un notaire et, si les conditions sont réunies, acheter sans attendre un effondrement des prix qui n'aura pas lieu.