Dès 2012, les constructions neuves devront être bâties selon la norme BBC (Bâtiment Basse Consommation), puis être à énergie positive en 2020, c’est-à-dire produire plus d’énergie qu’elles n’en consomment.
Ces nouvelles normes seront plus onéreuses mais pourront être absorbées par le marché, surtout si les prix du foncier restent plus abordables qu’il y a quelques années.
Mais dans l’ancien, les choses seront plus compliquées. L’objectif est de réduire la consommation d’énergie de près de 40 % en 2020. Rappelons que, dans notre pays, le secteur de l’immobilier consomme plus de 40 % de l’énergie et est responsable de plus du quart des émissions de gaz à effet de serre. L’enjeu est essentiel et le projet de loi “Grenelle 2”, actuellement en discussion, en fixe les règles.
La rénovation du parc ancien coûtera autour de 700 milliards d’euros. Le dispositif fiscal (écoprêt à taux zéro, crédit d’impôt sur les dépenses d’équipement…), déjà lourd pour le budget de l’État, est insuffisant pour donner aux propriétaires les moyens de financer les travaux. Les bailleurs, de leur côté, ne pourront pas améliorer ce financement par une augmentation des loyers.
La crise est toujours là. Les objectifs sont très (trop ?) ambitieux. Des solutions restent à inventer.