En optant pour les énergies renouvelables, non seulement vous serez engagés dans une démarche de développement durable, mais vous ferez aussi des économies d'énergie. Energie solaire, géothermique, éolienne... La panoplie est vaste. Comment se décider ? Choisissez selon votre budget !
L’eau de pluie descend à travers les gouttières, puis elle est filtrée. Les eaux sales sont évacuées vers le tout-à-l’égout. L’eau propre, elle, est dirigée, via des tuyaux enterrés, vers une citerne de récupération d’eaux de pluie. Cette citerne est en béton : ce matériau neutralise en effet l’acidité de l’eau. Ainsi, l’eau pompée dans la citerne a un pH quasiment neutre. Dans une région où il tombe en moyenne entre 800 et 900 millimètres de pluie par an, avec 100 m2 de toit, vous pouvez récupérer entre 80 000 et 90 000 litres d’eau. Ce volume peut couvrir jusqu’à 70 % des besoins journaliers en eau d’une famille. Vous réalisez donc une belle économie sur vos dépenses en eau.
Quel coût ?
Pour une installation simple (machine à laver, eau de jardin, usage des eaux de pluie pour wc), comptez 2 500 €. Pour une installation plus sophistiquée (autonomie complète, avec utilisation de l’eau pour tous les usages y compris la boisson), cela vous reviendra à environ 8 000 €. La récupération d’eau de pluie donne droit à 25 % de crédit d’impôt.
C’est le grand boom. Les panneaux solaires photovoltaïques ont une cote folle : le marché national a enregistré une progression de 300 % en un an. Installés sur le toit ou sur le terrain, ils permettent de capter les rayons du soleil puis les transforment en électricité. Ils alimentent, au moyen d’un échangeur thermique, le chauffage intérieur (radiateurs, ballon d’eau chaude…). Ils permettent donc d’alléger fortement la facture d’électricité : entre 30 et 50 % d’économie sur votre facture actuelle. Mieux encore, ils offrent des revenus complémentaires aux propriétaires qui optent pour la revente de leur production d’électricité à EDF… Financièrement, il est plus rentable de vendre l’ensemble de votre production d’électricité photovoltaïque et de continuer à consommer l’électricité venant du réseau.
Côté coût : tablez entre 6 000 et 7 500 € hors taxe pour la pose de 10 mètres carrés de panneaux solaires, et de 500 à 1200 € pour faire raccorder votre installation au réseau électrique.
Côté rentabilité : Vous pouvez bénéficier d’un crédit d’impôt de 50 % sur le coût du matériel. En outre, les revenus issus de la revente d’électricité à EDF (60 centimes d’€ par kilowatt-heure pour les installations intégrées au bâti) sont exonérés d’impôt… Si vous vendez la totalité de votre électricité, vous pouvez espérer rentabiliser votre investissement au bout d’une dizaine d’années... À savoir : si vous habitez dans une région ensoleillée, cette solution est d’autant plus avantageuse.
Le chauffage géothermique fonctionne via une pompe à chaleur. L’énergie provient du sol, grâce à l’installation de capteurs thermiques horizontaux ou verticaux, enterrés à des centaines de mètres de profondeur. La chaleur captée est alors réinjectée dans le circuit hydraulique de la maison, alimentant l’ensemble des postes chauffants.
Les atouts du géothermique : réversible et puissante, la pompe à chaleur géothermique vous assure une autonomie énergétique tout au long de l’année. Ce système est performant et génère des économies d’énergie considérables. Mais les équipements géothermiques sont plus onéreux à l’installation que les systèmes traditionnels : il faut compter environ 9 200 € pour une maison de 120 m2. Cependant, ces systèmes sont d’un entretien limité et deviennent vite rentables : environ 75 % d’économie d’énergie par an par rapport au chauffage électrique, 60 % par rapport au gaz propane, 40 % par rapport au fioul ou au gaz naturel. Vous bénéficiez d’un crédit d’impôt de 50 % ! Cerise sur le gâteau : le système de chauffage peut être inversé, ce qui permet d’accéder à une climatisation écologique en été. Petits bémols : outre l’investissement, la géothermie est plus facile à mettre en œuvre lors de la construction de la maison. Ce circuit nécessite une surface estimée à 2 fois celle de la maison (à moins d’utiliser un forage vertical sur 50 ou 60 m qui implique un fort surcoût, peu rentable pour une maison individuelle) ou bien d’utiliser un puits déjà présent sur le terrain.
Vous pouvez également produire de l’électricité grâce au vent. Les petites éoliennes individuelles sont adaptées aux particuliers et nécessitent peu de démarches administratives. En effet, jusqu’à 12 mètres de hauteur, vous n’avez pas besoin de fournir de permis de construire ni même de déclaration de travaux. Privilégiez donc des machines de petite ou moyenne puissance allant de 0,1 à 20 kW et montées sur des mâts de 3 à 10 mètres.
La rentabilité d’une éolienne dépend :
- De la vitesse du vent.
- De sa hauteur.
Retenez qu’avec des vents de moins de 20 km/heure, une éolienne domestique n’est pas rentable.
Globalement en France, avec un vent moyen, une éolienne domestique de 3,50 m de diamètre et 12 m de haut pour une puissance de 2 kW suffit. En fonction de son exposition au vent, votre éolienne domestique pourra ainsi produire entre 30 et 50 % de la consommation annuelle d’électricité d’un foyer de quatre personnes, soit environ 5 000 kWh selon l’ADEME. Si vous optez pour la revente d’électricité au réseau, il vous faudra entre 10 et 30 ans pour amortir le coût d’installation d’une éolienne dont la durée de vie n’est en moyenne que de 15 ans... Concernant le coût, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe) estime que la fourniture du matériel et son installation par un professionnel représentent un investissement pouvant aller de 25 000 à 40 000 €.
Le crédit d’impôt s’élève à 50 %.
Contacter l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) Site : ademe.fr