L’heure de la retraite est souvent, voire toujours, synonyme de baisse de revenus. Il existe pourtant des solutions pour préserver son train de vie et/ou arrondir ses fins de mois… mais celles-ci se préparent bien en amont !
Augmentation des prélèvements sociaux, crise économique, instabilité boursière… les perspectives ne sont pas au beau fixe pour les épargnants et les retraités. Certaines “astuces” permettent toutefois de se procurer des revenus réguliers ou de faire quelques économies.
En ces périodes de “turbulences”, la pierre demeure le placement par excellence pour bien des Français. Selon l’Insee, un peu plus de 57 % d’entre eux sont propriétaires de leur logement et 24 % ont l’intention de réaliser un projet immobilier dans les 2 ans. Si une majorité de Français sont propriétaires (ou aspirent à le devenir), d’autres voient plus loin… Ils optent pour l’investissement locatif qui, cerise sur le gâteau, permet de bénéficier d’une réduction d’impôt avec le dispositif Scellier.

Les Sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) détiennent un patrimoine immobilier mis en location. En achetant des parts d’une SCPI, vous devenez associé de la société qui vous versera, en contrepartie, une quote-part des loyers perçus.
Les SCPI ont bien résisté à la crise avec un rendement avoisinant les 5 à 6 %.
Le bilan, qui sera fait fin 2011, devrait démontrer qu’elles ont encore attiré bon nombre d’investisseurs à la recherche de revenus complémentaires réguliers.
Accessibles quel que soit le budget disponible, les SCPI intéresseront les plus jeunes comme les retraités.
Autre avantage : leur facilité de gestion, car le détenteur de parts dans la SCPI n’a pas à se soucier de la gestion locative de l’immeuble. C’est le gestionnaire de la SCPI qui s’occupe de tout : recherche des locataires, encaissement des loyers, paiement des charges et taxes…

Aspirer à rester chez soi à la retraite est légitime. Mais entretenir un logement a un coût… Pour alléger les charges, il est possible de recourir au prêt viager hypothécaire. Il permet de rester propriétaire et de financer ses projets, besoins ou envies (travaux, aide à domicile, financement des études des petits-enfants…).
Proposé, pour l’instant, uniquement par le Crédit Foncier, il s’agit d’un prêt dont le montant pourra être versé en une seule fois ou transformé en rente.
Le prêt sera garanti par une hypothèque sur un immeuble d’habitation appartenant à l’emprunteur. Il fonctionnera jusqu’au décès de celui-ci et c’est à l’ouverture de la succession que se règlera la question du remboursement de la banque.
Point important : les héritiers n’ont pas à supporter de dette au-delà de la valeur du bien sur lequel porte la garantie hypothécaire.
Il s’agit là d’un des produits financiers les plus plébiscités par les Français. Il correspond à un besoin d’épargne à moyen et long terme et permet de bien préparer sa retraite en se garantissant un complément de revenus.
Qui plus est, l’assurance-vie bénéficie d’une fiscalité intéressante.
Plusieurs produits existent. Par exemple : - Le Plan d'épargne retraite populaire (PERP). Durant son activité, le souscripteur d'un PERP alimente son plan par des versements libres ou programmés. Ceux-ci lui donneront droit à une rente viagère, liquidable lors de son départ en retraite. Les sommes versées sur le PERP sont déductibles du revenu imposable dans la limite d'un plafond. Ouvert aux salariés du privé, le PERP est surtout intéressant pour ceux qui sont fortement imposés. - Le Plan d'épargne en actions (PEA). Il ne sert pas uniquement à investir en bourse en profitant d'avantages fiscaux sur les plus-values réalisées. Le PEA peut aussi être un outil très intéressant pour préparer sa retraite, en complément des produits financiers habituels (assurance-vie, PERP). Vous pouvez y verser jusqu'à 132 000 euros et transformer le capital accumulé en rente viagère exonérée d'impôt sur le revenu. Seule obligation pour en profiter : le plan doit être ouvert depuis au moins 8 ans.