Le second semestre 2011 laisse augurer une légère remontée des taux des crédits immobiliers.
Dans ce contexte, quelle est la marge de manœuvre
des acquéreurs ? Arrêt sur image.
Depuis la crise financière de l’automne 2008, les États (notamment les États-Unis) ont injecté des sommes colossales dans l’économie. Les conséquences (hausse du prix des matières premières, retour de l’inflation, etc.) se font déjà sentir. Ainsi, l’inflation est attendue à 3 % cette année dans la zone euro contre 2 % en 2010. La Banque Centrale Européenne (BCE) a été contrainte de remonter son taux directeur en avril de 0,25 % (il était à 1 % depuis 2 ans). Elle devrait le relever encore en juillet, ce qui l’amènera autour de 1,75 à 2 % en fin d’année. La reprise étant très inégale dans la zone euro, la BCE s’efforce cependant de juguler ce retour de l’inflation, sans pour autant bloquer la reprise.

La remontée des taux est inévitable. Les taux fixes moyens sur 20 ans sont autour de 4,3 %, soit approximativement un demi point au-dessus de leur niveau d’il y a un an. À cette hausse, due à la politique de la BCE, il faut ajouter une reconstitution nécessaire de leurs marges par les banques. Ainsi, les taux fixes à 20 ans seront entre 4,5 et 5 % au dernier trimestre 2011. On s’était habitué à des taux historiquement bas. Ces niveaux de fin d’année seront plus conformes à la réalité économique. Rappelons que les taux fixes à 20 ans dépassaient 5 % à l’été 2008…
Probablement, et ainsi la diminution du montant emprunté compensera l’augmentation du taux pour une mensualité restant du même
ordre. De plus, le nouveau prêt à taux zéro (PTZ+) pourrait faciliter le maintien d’un taux moyen à un faible niveau. Il est toutefois réservé aux primo-accédants et les contraintes liées au diagnostic de performance énergétique (DPE) en limitent sensiblement le montant. Une initiative actuelle des banques consiste à mettre en place des taux semi-fixes : ils sont fixes durant une durée moyenne (7 à 10 ans), puis variables mais capés. Cela peut être une alternative intéressante, les taux fixes proposés dans ce cadre étant, en général, inférieurs aux taux fixes standard.
L’Insee vient de confirmer que la France ne connaît pas actuellement de bulle immobilière. Les évolutions de prix sont très différentes d’un endroit à un autre et Paris n’est pas la France. L’investissement immobilier, que ce soit pour se loger ou à titre de placement, reste une opération intéressante, ne serait-ce que pour se prémunir d’un retour annoncé de l’inflation. Mais n’oublions jamais que le critère essentiel qui doit dicter le choix de l’acquéreur, est l’emplacement !
1. Je solde mes crédits à la consommation. 2. J'évite les découverts car la banque va analyser mes 3 derniers relevés de compte. 3. Je négocie au mieux mon emprunt en disposant de 30 % d?apport personnel. 4. Je ne change pas de job car l'ancienneté professionnelle est un sérieux atout !
| Durée du prêt | Taux moyen |
| 15 ans | 4,05 % |
| 20 ans | 4,30 % |
| 25 ans | 4,45 % |
| 30 ans | 4,90 % |
Source Empruntis