Prise de conscience écologique, retour aux traditions ancestrales… Les professionnels du bâtiment se tournent, de plus en plus, vers les techniques de construction durable pour nous bâtir des maisons toujours plus confortables ! Éclairage…
Le plus en plus souvent, on entend parler de “construction durable” ou encore “d’écoconstruction”. Ces termes désignent une technique d’édification qui participe à garantir confort et santé à ses habitants, tout en ayant un impact contrôlé sur l’environnement.

Oubliée la connotation péjorative : le béton c’est écolo ! Composé d’agrégats de sable et de gravier à 87 %, d’eau à 6 % et de ciment à 7 % seulement, le béton est totalement recyclable. Il provoque une émission de CO2 inférieure de 10 % aux autres matériaux maçonnés. Le béton étant minéral et inerte, l’air intérieur est, lui aussi, préservé.
Couplé à une technique d’isolation innovante, par l’intérieur ou mieux, par l’extérieur, il permettra d’atteindre les exigences BBC (bâtiment basse consommation) sans difficulté. La technique de pose du bloc béton a peu évolué, bien qu’une innovation récente, “la fixation par joints minces”, permet d’importantes économies de mortier.

La brique est un mélange de terres naturelles cuites à très hautes températures. Jusqu’à récemment, on trouvait deux catégories de briques sur le marché : les briques pleines et les briques creuses.
Désormais, les fabriquants proposent aussi des briques de type “Monomur®” à caractère isolant. Elles ont la particularité de ne pas nécessiter de cloison de doublage.
Si la brique “Monomur®”, est la reine des salons à vocation “écolo”, il faut néanmoins nuancer cette suprématie. Car elle affiche une dépense d’énergie globale supérieure au bloc béton !
Quel que soit le modèle de briques choisi, il faut savoir que la terre cuite offre un confort thermique particulièrement efficace, l’hiver comme l’été. Elle régule parfaitement l’humidité ambiante en agissant comme une véritable “éponge”. Ce matériau est également doté d’excellentes qualités en termes d’isolation phonique.

Les constructions en briques de terre crue commencent à connaître un certain engouement. L’approche HQE (haute qualité environnementale) n’y est sans doute pas étrangère… Depuis une vingtaine d’années, architectes, scientifiques et constructeurs ont mobilisé leurs efforts pour optimiser ce matériau écologique par essence, afin d’inciter les particuliers à l’adopter pour leur construction.
La terre crue est un matériau minéral granulaire composé d’eau, de gaz, de gravier, de sable et d’argile. Contrairement à la terre cuite, elle subit très peu de transformations, chimiques notamment. La terre cuite est un excellent régulateur thermique et elle est recyclable à l’infini.

Après l’étape construction, lors des finitions, on traquera encore et toujours tous les matériaux toxiques dans toute la maison : PVC, colles contenant des formaldéhydes… Et on utilisera des peintures et des lasures biologiques ou portant au minimum la mention NF Environnement.
Notre environnnement a tout à y gagner : diminution des gaz à effet de serre, captation des poussières, pollens et autres particules...
En matière d'isolation, le toit vert est également très performant puisqu'il permet de réduire les variations de température ! Ainsi, tandis qu'un toit classique affichera jusqu'à 65° en plein soleil, un toit végétalisé se maintiendra à 15-20° ! De nombreux types de toitures peuvent coiffer un toit vert : la condition étant toutefois que la pente n'excède pas 35°.
Sur une étanchéité résistante, le professionnel répandra sur le support, dans l'ordre : une couche de drainage ; une couche filtrante ; une couche de culture (substrat) ; une couche végétale (semis ou plantations).
S'il existe plusieurs types de toits verts, mieux vaut opter pour la végétalisation extensive : elle affiche un faible poids et nécessite peu d'entretien.
Un mélange de graminées, de vivaces (santolines, thym, lavande...) et de sédums, qui résistent au gel, prendront racine quelle que soit l'exposition.
Les toitures végétalisées extensives fonctionnent en éco-système (sans entretien), il est néanmoins conseillé de procéder à une visite, une à trois fois par an.
Quant aux toits végétaux situés en régions arides, ils resteront verts... sous réserve d'arrosages ponctuels !
Il convient de s'adresser à un professionnel, seul capable de réaliser une préconisation globale.