On ne peut vivre sans eau ! Pourtant, cette richesse est limitée, tant qualitativement que quantitativement : menacée par la pollution, surexploitée dans certaines régions… Une des solutions tombe du ciel : l’eau de pluie ! Gratuite, écologique, c’est une ressource naturelle inépuisable : récupérons-la !

Une fois tombée sur nos toits, l’eau de pluie est perdue ! C’est un énorme gâchis. Surtout quand on observe la raréfaction de la ressource, l’augmentation de la consommation et des prix de l’eau ! Ces raisons incitent de nombreux particuliers à installer des systèmes de récupération d’eau de pluie. D’autant que la mise en œuvre en est simple… et vite rentabilisée !

La récupération de l’eau de pluie est un acte légal. La loi en réserve l’usage aux WC et aux utilisations en extérieur. Vous êtes cependant libre pour les autres usages (machines à laver par exemple), tant que c’est à titre privé (Arrêté du 21 août 2008 relatif à la récupération des eaux de pluie et à leur usage à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments).
Important : il faut impérativement veiller à ce que l’eau de la citerne ne puisse jamais se mélanger au réseau de distribution d’eau de la ville (tuyauteries distinctes).

Autrefois, on récupérait l’eau de pluie pour arroser le jardin et laver la voiture. Aujourd’hui, on s’équipe de systèmes plus sophistiqués et on multiplie les utilisations : remplissage de la piscine, chasse d’eau, machines à laver, nettoyage, arrosage…

Le prix de l’eau du robinet ne cessant d’augmenter, les économies réalisées grâce à cette récupération semblent évidentes ! De plus, l’eau de pluie est remarquablement douce et réduit de 40 à 60 % le recours aux savon, lessive, adoucissant et anti-calcaire.

• Quelle contenance de cuve ?
L’analyse des factures d’eau donnera une idée de la capacité nécessaire. En fonction de la moyenne de pluviométrie française, on considère qu’il faut envisager une citerne de 5 à 7 000 litres pour un toit de 100 m2.
Cela étant, pour alimenter les WC et la machine à laver, le choix d’une cuve de 4 000 litres est un compromis intéressant.
Pour l’arrosage d’un grand jardin (même en cas de périodes de sécheresse), les chasses d’eau, le nettoyage… il faut une contenance d’au moins 10 000 litres.
Petite ou grande, la cuve sera de préférence couplée à un compartiment servant de bassin de décantation. Il permet un premier “filtrage” de l’eau de pluie.
• Choix de la pompe
La citerne est ensuite raccordée à une pompe de surface permettant de puiser l’eau pour la redistribuer.
Lorsque la citerne est vide, la pompe bascule, manuellement ou automatiquement, sur le réseau de la ville.

La plupart du temps, un système de filtration très simple suffit. Le décanteur en amont de la citerne et une cartouche filtrante (avec un filtre lavable de 60 microns par exemple) en aval suffisent.
Il est également utile et peu coûteux d’installer de petites grilles à la sortie des gouttières : elles permettent de “pré-filtrer” feuilles mortes, oiseaux...

Pour une citerne enterrée, les prix varient entre 450 euros (2 500 litres) et 2 000 euros (10 000 litres). Les installateurs proposent des “kits” contenant l’ensemble des éléments nécessaires à l’installation.