C’est d’outre-Atlantique qu’est venue cette crise avec son cortège de faillites, de chômage, voire de calamités. Mais c’est aussi des Etats-Unis et de l’Angleterre que nous parviennent les premiers signes annonciateurs d’un rétablissement, encore bien incertain, de l’économie mondiale.
Par Bernard Thion
Il y a d’abord eu Londres et la réunion du G20 les 1er et 2 avril. Les dirigeants des vingt pays les plus riches du monde, représentant 85 % du PIB mondial et 65 % de la population de la planète, ont tenté de refaire le capitalisme tout en essayant de panser les conséquences de la crise financière initiée par leurs banquiers peu scrupuleux. Pour cela, ils ont mobilisé quelques milliers de milliards de dollars et renforcé le rôle des grandes institutions internationales afin de rétablir la confiance dans le système bancaire. C’est ainsi que le Fonds monétaire international (FMI) a pu bénéficier du triplement de son fonds d’intervention. Il est passé de 250 à 750 milliards de dollars afin que, dorénavant, il soit en capacité de prévenir les crises. À la suite de cette réunion, les bourses mondiales qui avaient connu leur plus bas niveau à la mi-mars, ont poursuivi leurs remontées. Elles s’apprécient de 30 % en deux mois.
