La future loi de finances prévoit naturellement certaines dispositions concernant l’immobilier et, dans un contexte économique difficile, l’objectif étant de ne pas alourdir les dépenses, des choix doivent être faits.
Ainsi les avantages fiscaux liés à l’investissement locatif dans les logements neufs devraient être moins systématiques pour orienter la construction dans les secteurs où les besoins locatifs sont réels. De plus, la défiscalisation liée aux investissements dans les départements d’outre-mer ou dans le cadre du régime Malraux sera revu.
La contrepartie de ces mesures plus restrictives est un encouragement de l’État à réaliser des économies d’énergie. Le financement de travaux améliorant la consommation d’énergie pourra bénéficier de prêts sans intérêts. Dans le neuf les aides seraient fonction de la consommation énergétique du logement. Par exemple, le crédit d’impôts lié aux intérêts d’emprunt serait majoré pour un logement très économe. Au niveau local, les collectivités pourraient dispenser de taxe foncière pendant 5 ans les logements, neufs ou anciens, très faibles consommateurs d’énergie.
Le gouvernement s’efforce de tenir ses engagements en matière de réduction de consommation énergétique dans l’habitat, mais la crise actuelle, qui frappe notamment la construction neuve, et les surcoûts liés aux nouvelles normes, qui ne peuvent bien évidemment pas être totalement couverts par des avantages fiscaux, risquent de lui rendre la tache difficile.