Le système de santé des logements n’aura bientôt plus rien à envier à celui des Français. En effet, les diagnostics immobiliers, établis lors de toute transaction immobilière, ne cessent de voir leur champ d’investigation étendu.
Dès 2012, les contrôles concernant la présence d’amiante et la performance énergétique dans les constructions existantes seront encore plus scrupuleux.
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) se voit donc administrer une cure de vitamines. Réalisé lors de la mise en vente d’un bien, ce contrôle, qui permet de classer les logements de A à G, sera dopé avec l’arrivée de 6 nouvelles mesures. On voit apparaître, avec satisfaction, l’augmentation du nombre de paramètres analysés et l’approfondissement de la formation des diagnostiqueurs.
Quant à l’amiante, un traitement encore plus sévère vient de lui être prescrit ! Effectué depuis 2003 pour les immeubles construits avant 1997, ce diagnostic évoluera à partir de février 2012. Les repérages seront étendus aux coffrages enfouis et aux éléments extérieurs. La remise du rapport au propriétaire fera systématiquement l’objet d’un accusé de réception.
Des dispositions de nature à améliorer l’information des acquéreurs et assurer une réelle prévention en faveur de la bonne santé du parc immobilier ! Certes, le tarif de ces diagnostics devrait légèrement augmenter (hausse de 10 à 50 € pour le DPE), mais une protection de bon niveau ne justifie-t-elle pas de payer un petit peu plus ?