Les avantages fiscaux en faveur de l’accession à la propriété, des économies d’énergie ou encore de l’aide au logement devraient, en toute logique, faire les frais du plan de diminution des dépenses de l’État programmé pour 2011.
Deux dispositifs sont d'ores et déjà susceptibles de disparaître à la fin de l’année. Le premier concerne une des mesures phare du paquet fiscal, le crédit d’impôts sur les intérêts d’emprunt (40 % la première année et 20 % les quatre années suivantes) qui, dans les faits, profite davantage au pouvoir d’achat qu’à l’accession à la propriété. Quant au Pass-Foncier, il pourrait être sacrifié… Il est en effet jugé trop onéreux et non adapté car il incite les ménages modestes à investir dans des logements coûteux !
Liés à la performance énergétique des logements, les crédits d’impôts développement durable ne devraient pas non plus être épargnés et pourraient être abaissés d’au moins 10 % !
Dans sa course effrénée pour la réduction des déficits, le gouvernement ambitionne également de réformer les différents leviers en faveur de l’accession à la propriété. C’est dans cette perspective que la ministre de l’économie, Christine Lagarde, s’est prononcée pour un « prêt à taux zéro verdi », où fusionneraient l’ensemble des aides et une incitation pour l’acquisition de logements basse consommation.
À l’heure où la France ne totalise que 57 % de propriétaires, nul doute que les choix du gouvernement seront décisifs pour accompagner de nombreux primo-accédants et soutenir des pans entiers de l’économie !