À l'heure où hausse des prix et envolée des taux d'intérêts tiennent le haut de l'affiche, faut-il toujours succomber aux sirènes du « tous propriétaires » en réponse au besoin de logement ?
Selon l’indice Notaire Insee, même si les prix des maisons anciennes ont augmenté de 8,7 % en 2010, cette valeur ne doit pas masquer des disparités fortes d’un département à l’autre. Paris, la région parisienne et les grandes métropoles régionales revendiquent en effet les plus fortes hausses. Mais dans les secteurs semi-urbains et ruraux, la donne est différente. Les prix devraient stagner, voire baisser en 2011 !
Au chapitre des indicateurs immobiliers, les notaires peuvent se targuer de détenir des chiffres exclusifs, provenant des avant-contrats de vente signés dans leurs études. Ils peuvent aussi s’appuyer sur leur excellente connaissance de la valeur de la pierre. Un avantage de poids pour jauger au mieux l’évolution des prix !
De leur côté, les taux d’intérêts, malgré leur tendance haussière (en moyenne de 3,50 % à 3,90 % sur 15 ans depuis le début de l’année), restent compétitifs. Ils devraient se stabiliser d’ici à la fin de l’année. Cette hausse de 0,4 % est aujourd’hui compensée par le PTZ+ (Prêt à taux Zéro renforcé), largement plus solvabilisateur que son prédécesseur.
Ainsi, la stagnation du pouvoir d’achat immobilier devrait amener les vendeurs à beaucoup plus de modération dans leurs prétentions à la hausse du prix de vente de leur bien. Au premier trimestre, les délais de vente se sont rallongés, les volumes se sont légèrement contractés, s’accompagnant des baisses de prix anticipées.
Une situation qui, dans ces conditions, devrait se montrer plus clémente pour les acquéreurs !