Les successions sont souvent source de tensions et de rancœurs au sein d’une même famille. Pour préserver la paix familiale, pensez à faire une donation-partage.
La donation-partage permet à des parents de :

Comme pour toute donation, vous devez passer par l’intermédiaire de votre notaire. Pour être valable, les bénéficiaires de la donation-partage doivent l’accepter. Mais personne n’est obligé de l’accepter : l’un des bénéficiaires peut la refuser. Cela n’aura pas d’incidence pour les autres.
Enfin, la donation-partage est valable même si elle ne concerne que certains des enfants. Cependant, cette situation risque de poser des difficultés lors de l’ouverture de la succession du donateur.

Les circonstances de la vie peuvent vous amener à avoir des besoins imprévus lors de la donation (maladie…).
Pour vous éviter d’être dépourvu, vous pouvez effectuer une donation-partage sur seulement une partie de votre patrimoine ou encore prévoir une donation-partage avec réserve d’usufruit. Dans ce dernier cas, vous pouvez transmettre la propriété d’un bien (par exemple une maison) à un de vos enfants qui en devient nu-propriétaire, mais vous conservez le droit de l’habiter ou de la louer (et d’en percevoir les loyers). Vous pouvez également vous réserver un droit d’usage et d’habitation de votre résidence, si elle fait partie de la donation.

Depuis le 1er janvier 2007, la donation-partage ne s’applique pas seulement aux enfants. Le donateur peut également gratifier ses petits-enfants.
On parle de “donation-partage transgénérationnelle”.
La réforme des successions a également permis aux familles recomposées d’organiser leur succession et de répartir leurs biens propres ou communs entre leurs enfants nés des mariages successifs.