Les crédits immobiliers, les fameux subprimes, étant à l’origine de cet effondrement, le secteur de l’immobilier était en première ligne, surtout qu’après plusieurs années de hausse ininterrompue du marché, les experts n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur le scénario entre atterrissage en douceur et effondrement brutal.
Aux Etats-Unis, d’où la crise est venue, le mois de juillet a connu un record dans la vente d’immobilier avec une hausse de 7,2 % pour l’ancien, soit la plus forte depuis 10 ans, et de 9,6 % pour le neuf. Les prix eux aussi connaissent une légère progression mais qui paraît cependant bien fragile.
En France, les prix ont baissé de façon mesurée en 2008 dans des volumes de vente qui eux chutaient significativement. Sur le premier semestre, la baisse des prix est plus sensible sans pour autant que l’on note une remontée des volumes, mais les professionnels notent un retour des acheteurs, d’autant que les taux des crédits restent globalement bien orientés avec, de plus, des banques qui jouent plus facilement le jeu qu’il y a quelques mois.
En tant qu’observateurs, nous continuons à estimer qu’il n’y aura pas d’effondrement des prix de l’immobilier, que les vendeurs sont ouverts à la discussion et que les notaires sont des intermédiaires tout indiqués pour parvenir à un accord et finaliser une transaction.
Les acheteurs ont toujours les cartes en main mais, tout autant que les vendeurs, ils doivent maintenant se montrer réactifs.