Ainsi la crise de l’immobilier, tant annoncée et tant attendue, finalement n’aura pas lieu.
L’évolution récente du marché immobilier a été d’abord marquée par une forte chute du volume des transactions, amorcée dès 2007, suivie par une baisse des prix à partir de l’été 2008.
Les indices ou analyses de conjoncture, qu’ils soient publiés par le Notariat ou par des fédérations ou réseaux d’agents immobiliers, ont alors pris toute leur importance puisque chacun guette le retournement qui indiquera que le point bas est atteint et qu’il est temps de revenir sur le secteur, d’abord stabilisé puis de nouveau haussier.
Indicateur avancé donc, le volume des transactions retrouverait des niveaux que l’on peut qualifier de normaux. Par endroits, les prix auraient cessé de baisser et remonteraient même. Ainsi le quotidien “Les Echos“ titrait le 21 octobre : “À Paris, la baisse des prix est terminée“ reprenant l’analyse d’un important réseau d’agences immobilières.
Le Notariat, dans sa dernière note de conjoncture immobilière, anticipe un mieux dans les prochains mois, mais cette reprise restera fragile, cette analyse est corroborée par celle de la Fnaim.
L’environnement économique est évidemment prépondérant. Une remontée des taux d’intérêts aurait des conséquences lourdes et immédiates. Les crédits relais, qui permettent d’acheter avant d’avoir vendu, avaient quasiment disparu depuis un an, signe de la défiance des banques pour le secteur immobilier. Ils sont aujourd’hui de retour.
Nouveau signal d’un marché stabilisé, et peut-être fin d’une crise annoncée ?