Avec la crise, vendre un bien est de plus en plus difficile. Les propriétaires doivent le valoriser.
Ils n’ont plus qu’une solution : opter pour la transparence et proposer une maison sans défaut. Le futur acquéreur est plus sélectif, plus exigeant. Si le coup de cœur fonctionne toujours, l’acheteur ne se cantonne pas seulement à l’aspect esthétique. Il souhaite connaître toutes les caractéristiques du bien qu’il convoite. Quelle est sa consommation énergétique ? L’installation électrique est-elle aux normes ? Les diagnostics immobiliers jouent ce rôle car ils attestent de la conformité et de la qualité du bien. Ils mettent en valeur l’aspect sécuritaire.
Naturellement, ces diagnostics sont très prisés des acheteurs car ils leur fournissent des informations objectives et précieuses. Ils s’imposent même aujourd’hui comme un argument de vente incontournable.
Les diagnostics peuvent influer sur le prix d’un bien immobilier. Par exemple, la présence de termites pourra décourager un acquéreur potentiel, la présence d’amiante ou de plomb engendrera des travaux, donc des coûts. Le prix de vente pourra donc être revu à la baisse. Tout comme les travaux d’amélioration de la performance thermique du bien, listés dans le diagnostic de performance énergétique (DPE), pourront permettre de négocier au dernier moment un prix de vente.
Cette mesure a été votée* par les sénateurs lors de l'examen du projet de loi sur l'environnement ''Grenelle 2''.
Prochainement, la mention de la performance énergétique du logement sera obligatoire dans les annonces immobilières. L'objectif est d'offrir davantage de transparence sur la qualité du bien loué ou acheté. Les propriétaires devront donc faire établir le diagnostic de performance énergétique (DPE) par un professionnel certifié dès la mise en vente de leur bien immobilier.
Le projet de loi concerne les biens anciens et prévoit également l'obligation de déposer une attestation sur les normes thermiques, lors du dépôt d'un permis de construire et à l'achèvement des travaux.
Concrètement, le DPE évalue la quantité d'énergie consommée ou estimée pour l'utilisation standard d'un logement et son taux d'émission de gaz à effet de serre. Il chiffre en euros l'énergie nécessaire au chauffage, à la production d'eau chaude et éventuellement au refroidissement (climatisation) du logement. Le bien est classé sur une échelle allant de la lettre A (logement économe : 50 kwh/m2/an) à la lettre G (logement énergivore : plus de 450 kwh/m2/an). Le DPE est valide 10 ans. Cette échelle de notation s'apparente à celle déjà présente pour les appareils électroménagers.
Nul doute qu'en cas de mauvaise note, un bien immobilier subira une décote !
*cette mesure doit encore être validée par l'Assemblée nationale.