Par François-Xavier Duny, le 20 Mars 2014 dans JE M'INFORME SUR L'IMMOBILIER - L'édito du mois

Mises de fonds importantes, ambiance feutrée des transactions, espoir de réaliser des gains substantiels, toute ressemblance avec des situations ayant existé ne serait que fortuite...

Même si les acquéreurs immobiliers sont portés par la même fébrilité que celle des joueurs dans les casinos, ils ne peuvent pas miser sur le fruit du hasard pour réussir leur projet.

Quelques tactiques suffisent pour jouer la partie au mieux. Cela suppose d'étudier le plan de financement avec leur banquier, de s'entourer des conseils de leur notaire et de confier la recherche de leur maison ou de leur appartement au service négociation de l'étude.

Une fois passée cette étape décisive, on ne peut qu'être tenté de dire aux acquéreurs : "faites vos jeux" ! Dans le contexte actuel, il faut bien reconnaître qu'ils ont repris la main sur le marché immobilier et qu'ils ont tout intérêt à faire des offres d'achat à des prix raisonnables.

Pour autant, faut-il en déduire que "les jeux sont faits" du côté des vendeurs ? Bien évidemment non, car les biens de qualité, profitant d'une bonne situation géographique et ne comportant aucun défaut majeur, bénéficient toujours d'une réelle attractivité auprès des acquéreurs. Dans ces conditions, le prix ne pourra pas être débattu très longtemps et le produit saura séduire des amateurs. En revanche, si le bien est surévalué, que le vendeur reste indifférent à toute proposition de prix, alors le délai de mise en vente s'allongera de mois en mois... Dans ce cas, on pourra dire : "rien ne va plus" !

Voilà un scénario qui révèle que pour espérer gagner le jeu, il vaut mieux, tant du côté des acquéreurs que des vendeurs, savoir limiter les prises de risques !
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