Par Christophe Raffaillac, le 8 Mars 2013 dans JE M'INFORME SUR L'IMMOBILIER - L'édito du mois

La santé des logements fait l'objet de toutes les attentions. Des spécialistes s'emploient à combattre les moindres virus et anomalies qui pourraient altérer la longévité des biens immobiliers. Comment procéder pour faire ausculter sa maison ?

La "visite médicale" ne s'impose qu'au moment de la vente du bien. Le bilan complet, regroupé dans le Dossier de diagnostics techniques (DDT), doit être présenté à l'acquéreur. Il comprend l'étude des organes suivants :
  • mesure de la performance énergétique (DPE) ;
  • études des risques naturels et technologiques ;
  • recherche d'amiante ;
  • détection de plomb dans les peintures ;
  • présence de termites ;
  • contrôle de l'installation gaz et électricité ;
  • vérification de l'assainissement autonome.
Pour lutter contre les maux chroniques dont souffre le parc de logements, certains traitements vont être renforcés. À partir du 1er avril, le DPE va porter sur 60 points au lieu de 30 et se voudra plus transparent, car il sera systématiquement transmis à l'ADEME. Dans le cas de l'amiante, la recherche s'étend désormais aux appartements et autres lots privés d'immeubles collectifs (box de parking, cave, greniers...).

La prévention des risques dans le secteur immobilier est donc bien d'actualité ! Personne ne s'en plaindra :
  • les acquéreurs disposent d'un état des lieux qui leur permet d'appréhender toutes les affections potentielles avant de se décider ;
  • les vendeurs peuvent mettre leur bien sur le marché en toute sérénité et bénéficier du conseil de leur notaire qui évaluera le prix de vente à la lumière des différents diagnostics.
Seul bémol : ce système ne profite pas de sécurité sociale et coûte au vendeur.
Mais dans l'immobilier aussi, "une bonne santé n'a pas de prix" !
  •  Imprimer