Par Christophe Raffaillac, le 21 Février 2013 dans JE M'INFORME SUR L'IMMOBILIER - L'édito du mois

Dans le match qui oppose les partisans de l'achat à ceux de la location, il semblerait que les joueurs n'évoluent pas dans la même division !

Au-delà des intérêts économiques chers à chaque camp, il faut aussi prendre en considération les objectifs patrimoniaux qu'ils se sont fixés. Et les divergences entre les attentes des joueurs ne peuvent que fausser la partie...

Certes, les adeptes de la location pourront
arguer que les scores sans appel que l'immobilier a réalisés en termes de plus-values ne sont pas prêts d'être réitérés (7,4 % en moyenne par an entre 2000 et 2010). Désormais, il se passera plusieurs années avant de rentrer dans ses fonds, compte tenu de la stagnation, voire de la baisse probable des prix.

En effet, une récente étude démontre qu'il faudra conserver le bien pendant 21 ans à Paris, et environ 8 ans sur l'ensemble du territoire pour que l'achat soit plus avantageux que la location. Cette hypothèse repose sur un scénario où les prix baisseraient de 3 % en 2013, seraient stables l'année suivante et progresseraient de 2 % à partir de 2015.

Mais les amateurs de la pierre ne peuvent s'avouer vaincus sur cette seule offensive ! Ils savent que leur stratégie d'investissement se joue sur le long terme. D'une part, pour qu'en cas de revente, la plus-value soit bien au rendez-vous et, d'autre part, pour que leur patrimoine serve de valeur refuge pour leurs vieux jours ou profite à leurs proches.

Au comportement plus "cigale" des uns s'oppose le tempérament plus "fourmi" des autres. Alors, au-delà d'un match dont les règles du jeu semblent bien difficiles à définir, ne faut-il pas d'abord voir, dans l'achat ou la location, des philosophies de vie bien différentes !


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