Par Christophe Raffaillac, le 25 Janvier 2013 dans JE M'INFORME SUR L'IMMOBILIER - L'édito du mois

Certains opérateurs ont trouvé un écho dans les colonnes de la presse pour appeler à une baisse généralisée des prix de l'immobilier. Faut-il y voir la réponse appropriée pour relancer la mécanique ? Pas si sûr !

Des vendeurs qui seraient pris en otage pour revoir leurs prétentions à la baisse. C'est ce que l'on est désormais en droit de penser, au regard des pratiques de certains professionnels de l'immobilier qui, contre vents et marées, ont accepté de signer des mandats de vente aux conditions que leur imposait la clientèle ! Une dérive qui a conduit à un ralentissement du marché en raison d'une trop grande approximation dans l'évaluation des biens et d'une perte de confiance de la part des différents acteurs.

Pour les notaires, toute opération de vente immobilière doit être réalisée en fonction de pratiques déontologiques :
  • l'expertise du bien : c'est l'intervention du notaire qui consiste à visiter le bien pour le mesurer, étudier la qualité de la construction, analyser son environnement et établir un rapport complet remis au vendeur ;
  • la comparaison de valeur : la consultation du fichier MIN (base de données de références immobilières la plus complète) permet de rapprocher les caractéristiques du bien considéré avec celles des autres transactions réalisées sur un même secteur géographique.
Dans ces conditions, le terrain de la négociation immobilière pourrait retrouver une certaine sérénité et conduire les protagonistes à plus de clairvoyance !

Alors, à l'improbable "bulle immobilière", qui ne devrait pas éclater en 2013, mieux vaut croire dans l'inévitable "réalisme immobilier" qui devrait pérenniser l'activité...
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