Publié le 26 août 2016 dans Actualités

S'il est une courbe qui n'en finit pas de baisser, c'est bien celle des taux d'intérêt ! Après la phase de stabilité de début d'année, nous voici replongés vers de nouveaux taux planchers depuis le début de l'été. Une tendance qui ne devrait pas s'inverser dans les mois qui viennent…

Le coût du crédit n'en finit pas de nous étonner, avec des valeurs qui continuent de baisser. Un chiffre atteste de cette situation inédite : c'est le taux de crédit sur 15 ans qui passe désormais sous la barre de 1 % (0,95 % selon le courtier meilleurtaux pour les meilleurs dossiers). C'est une opportunité jamais vue, qui permet de booster ses projets en cette période de rentrée. En effet, les acquéreurs et les emprunteurs doivent en profiter pour financer un achat immobilier ou renégocier un prêt en cours.

Vers une France de propriétaires…
Le mouvement de baisse des taux, qui s'est accéléré au 2e trimestre, doit inciter les primo-accédants à concrétiser leur projet immobilier. En quelques mois, l'évolution du coût du crédit vient complètement changer la donne pour bien des emprunteurs. Avec une baisse d’environ 0,5 point toutes durées confondues depuis le début de l’année, cela représente, pour un emprunt de 200 000 €, un gain de 14 000 € au niveau des intérêts.
Ainsi, des acheteurs dont les demandes de prêts pouvaient être refusées il y 6 mois seulement ont tout intérêt à reconsidérer leur projet. Si l'on évalue cette avantage en termes de pouvoir d'achat immobilier, c'est en fonction des prix dans les régions de France, une surface de 10 à 20 m2 supplémentaires que les ménages peuvent s'offrir au même prix qu'il y a 6 mois ! Comme en témoigne l'économiste Michel Mouillart « le niveau des taux a eu un effet de solvabilisation des ménages plus puissant que tout autre dispositif de soutien public ». Dans ce contexte, la part des ménages souscrivant un prêt sans apport augmente sensiblement - passant de 8 à 10 % en 1 an - selon le courtier vousfinancer.com.

Un coup de pouce pour les investisseurs
Cette situation profite également aux investisseurs. Quelque peu désemparés face à la baisse de la rentabilité locative et à l'encadrement des loyers, ils peuvent se rassurer grâce au levier du crédit. En fonction de leur situation, ils pourront décider de renégocier un crédit, et ainsi réduire sensiblement le coût de leur mensualité s'ils ont emprunté il y a 7 ou 8 ans (pour mémoire 4,85 % sur 20 ans en 2008).
Autre avantage s'ils envisagent d'investir, ils peuvent emprunter sur une longue durée pour financer le bien et limiter leur apport personnel. Ce qui trouve toute sa logique pour un achat locatif, où l'amortissement s'effectue généralement sur du long terme.

Un scénario calé jusqu'en 2017 !
Confirmée par l'Observatoire Crédit Logement/CSA, ce repli des taux d'intérêt devrait se poursuivre jusqu'à la fin de l'année. En juillet 2016, les taux des crédits toutes durées confondues, se sont établis à 1,55 % en moyenne contre 1,62 % en juin. Ce mouvement baissier peut encore être alimenté par l'appétit des banques qui n'ont pas retrouvé le volume de dossiers enregistré au printemps 2015, lors de la grande vague des rachats de crédit.
Par ailleurs, les établissements de crédit peuvent compter sur la politique très avenante de la BCE (Banque centrale européenne), et se référer au taux de l'OAT à 10 ans, taux auquel la France emprunte sur cette durée. Plus l'OAT est faible et plus le financement des prêts s'avère bon marché. Son incidence joue manifestement sur les taux servis par les banques, puisque l'OAT se situait à 1 % jusqu'à la fin 2015, pour se limiter à 0,24 % seulement actuellement !

CR

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