Publié le 19 août 2016 dans Actualités

Être étudiant à Paris coûte plus cher qu'étudier à Limoges, Poitiers ou Brest, même si l'écart se réduit aujourd'hui considérablement entre la capitale et la province grâce notamment à l'encadrement des loyers. 

Le coût de la vie étudiante devrait encore augmenter en 2016. Une enquête menée par l'Union nationale des étudiants de France (Unef) tire la sonnette d'alarme : pour financer ses études, un étudiant sur deux est dans l'obligation de trouver un emploi pendant l'année universitaire (dont 30 % à temps plein) et 12 % ont recours à un prêt d'un montant de 10 000 euros. Même constat pour la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) qui note, dans la 13e édition de son indicateur du coût de la rentrée, que les étudiants vont devoir dépenser 1,01 % de plus que l'an dernier ! Pour la Fédération comme pour l'Unef d'ailleurs, cette hausse est due notamment au prix des loyers, montant auquel il convient d'ajouter les dépenses liées à l'alimentation et au matériel pédagogique.

Tous les étudiants ne sont toutefois pas logés à la même enseigne. Le budget moyen varie d'une région, voire d'un département à l'autre. Ainsi, Paris et plus généralement l'Île-de-France arrivent en tête des endroits où étudier coûte le plus cher. Ainsi, si votre enfant désire faire ses études supérieures à Paris, il lui faudra en moyenne 1 156 euros par mois. Soit presque le double qu'à Limoges où, avec un budget mensuel de 655 euros, il arrivera à se loger et à se nourrir. Enfin, s'il met le cap sur Bordeaux, son budget sera en augmentation par rapport à l'an dernier, la capitale girondine enregistrant une hausse de 4,7 % pour le montant des loyers et 7,43 % pour le tarif étudiant dans les transports. 

Bien que le logement soit le premier poste de dépense d'un étudiant (il représente 55 % de son budget), l'écart entre Paris et la province est toutefois en recul par rapport aux années précédentes. Cela est notamment dû à l'encadrement des loyers expérimenté sur Paris. Un processus que la ministre du Logement Emmanuelle Cosse entend bien étendre à d'autres villes, dont Lille fin 2016 et l'agglomération parisienne début 2018. De son côté, l'Unef souhaiterait que l'encadrement des loyers soit étendu à l'ensemble des villes universitaires.

V.A.

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