Publié le 17 août 2016 dans Actualités

Le gouvernement profite de la torpeur de l'été et de la période de congés pour nous adresser quelques pensées qui viendront marquer ces vacances 2016. Avec l'annonce du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, l'immobilier pourrait bientôt figurer parmi nos sujets de rentrée préférés… Voici quelques raisons qui nous feront craquer pour acheter !

Lors de son conseil des ministres du 3 août dernier, le gouvernement a profité de la période estivale pour réviser des sujets déjà évoqués depuis longtemps. Cela concerne le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu. Concrètement, cela signifie qu'à partir de janvier 2018, l’impôt sera automatiquement déduit du salaire, et le montant du prélèvement sera indiqué sur la feuille de paie.

Les nouveautés du prélèvement à la source
L’administration fiscale va continuer de fixer le taux de l’impôt en fonction de la déclaration qui lui sera adressée. La nouveauté réside dans le fait qu'elle communique à l'employeur, ou autres organismes verseurs de revenus (caisse de retraite, Pôle emploi…), le montant à déduire des revenus mensuels. Par conséquent, avec le prélèvement à la source, l'impôt vient en déduction du salaire ou de la prestation à l’instar des cotisations sociales. Selon leur taille, les entreprises reverseront l’impôt à l’administration fiscale sous huit jours, quinze jours ou trois mois après le versement du salaire.
Il s'agit d'un changement important qui impacte le revenu disponible des ménages mensuellement. Prenons un exemple pour un contribuable qui paie
1 500 € d'impôts annuels :
- jusqu'en 2017 : soit il paye 3 fois 500 €  avec le système du tiers, ou il règle 150 € par mois s'il opte pour la mensualisation sur 10 mois,
- à partir de 2018 : un prélèvement de 125 € apparaîtra sur son bulletin de salaire (1 500 € / 12 mois).

Un prélèvement neutralisé grâce à l'immobilier !
Si le montant de l'impôt ne change pas, le système de prélèvement à la source impacte logiquement le niveau de revenus mensuels. Ce qui peut inciter certains ménages à envisager une stratégie pour limiter les charges. Celle-ci repose sur l'investissement dans l'immobilier neuf ou ancien. Avec le dispositif Pinel, les acheteurs peuvent bénéficier d'une réduction d'impôt allant jusqu'à 21 % du prix d'acquisition d'un bien locatif, répartie sur 12 ans, dans la limite de 300 000 €. Ce qui peut représenter une économie d'impôts annuelle de 5 250 €.
Dans l'ancien, les dépenses d'entretien déductibles des impôts - autres que les intérêts d'emprunt - atteignent 10 700 € par an.
Dans ces conditions, le niveau d'imposition global se trouve considérablement réduit, voire effacé, et le montant du prélèvement mensuel s'avère logiquement impacté.

Un "taux neutre" pour les revenus fonciers
Si l'immobilier permet de limiter sa fiscalité, il peut aussi participer à une certaine confidentialité. En effet, les salariés qui le souhaitent - parce qu’ils disposent de revenus fonciers par exemple - pourront refuser que l’administration fiscale transmette leur taux personnalisé à leur employeur. Ce dernier appliquera alors un taux "neutre", calculé sur la base du montant de la rémunération versée.

CR

  •  Imprimer