Publié le 21 juillet 2016 dans Actualités

Tous les clignotants sont au vert : c'est le moment d'acheter une maison ou un appartement ! Mais si les taux des crédits n'ont jamais été aussi bas, la fiscalité locale tutoie les sommets…

Depuis la fin des années 40, on n'avait pas connu ça ! Les taux des crédits immobiliers n'ont, en effet, jamais été aussi bas. En quinze ans, leur niveau a été divisé par trois, ce qui bénéficie aux acheteurs. Mais c'est sans compter sur les impôts locaux qui viennent jouer les troubles fêtes. Dans certaines villes de France, c'est la surchauffe au niveau de la taxe d'habitation et de la taxe foncière. Selon une enquête de Meilleurtauxla part que représente la fiscalité locale sur une année peut représenter jusqu'à trois mensualités de crédit en plus ! Mieux vaut donc la prendre en compte lorsqu'on boucle son budget immobilier et qu'on souhaite dresser, objectivement, la liste de toutes les dépenses auxquelles on va devoir faire face en tant que propriétaire !

Dans son enquête, le courtier en crédit s'est intéressé au poids de la fiscalité locale dans l'achat d'un bien immobilier financé sur 20 ans. Le calcul a été réalisé pour un bien de 70 m² (prix moyen par ville), avec les montants des taxes locales en vigueur pour un couple avec deux enfants. La conclusion est sans appel : les taxe foncière et taxe d'habitation plombent considérablement le taux du crédit.

A titre d'exemple, en incluant les taxes locales, le montant de la mensualité du crédit passe, pour les acheteurs marseillais, de 786 euros à 968 euros et pour les montpelliérains, de 921 euros à 1135 euros euros ! Le taux réel passe ainsi, à Marseille comme à Montpellier, de 2,15 % à 4,50 % ! Il est de 4,10 % à Toulouse, 4,05 % à Nantes, 3,95 % à Bordeaux, 3,85 % à Strasbourg, 3,45 % à Lille et Nice, 3,25 % à Lyon et, bonne surprise, seulement 2,45 % à Paris. Une "surcharge" qui, dans l'ensemble, pèse lourd sur la balance et nécessiterait un petit régime minceur…

V.A.

  •  Imprimer