Publié le 06 juin 2016 dans Actualités

Les façades ont une double raison de se refaire une beauté : sur le plan esthétique et thermique. Un décret du 30 mai prévoit en effet de réaliser l'isolation par l'extérieur, avant d'appliquer la couche finale qui sert à la décoration. Voilà un ravalement en profondeur qui devrait donner plus de valeur aux logements…

Que les logements anciens se rassurent, ils devraient mieux vivre les assauts des prochains hivers… et étés ! Avec le nouveau décret du 30 mai, qui impose d'embarquer l'isolation par l'extérieur dans les travaux de ravalement, nul doute que les murs seront parés pour affronter toutes les rudesses climatiques. Une mesure qui nous vient tout droit de la dernière Conférence environnementale, qui fixe de nouveaux objectifs environnementaux pour le parc immobilier ancien. Une bonne intention qui s'accompagne désormais de nouvelles dispositions. Dans ces conditions, quel chantier devons-nous envisager au moment de rénover ?

Ravalement, toiture : place à l'isolation
La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte prévoit qu'un bâtiment qui profite de travaux de ravalement ou de rénovation importants doit simultanément bénéficier d’une isolation thermique. Si cela concerne les parois chauffées donnant sur l'extérieur,  il convient de procéder à des travaux pour améliorer les performances énergétiques du bâti. En cas de réfection de la couverture, l'isolation concerne le toit ou le plancher haut du dernier niveau occupé (en application de l'article R. 131-28).

Étendue des travaux : 50 % des parois mais…
Les parois chauffées donnant sur l'extérieur se voient donc profondément revisitées. Le remplacement du parement existant doit concerner au moins 50 % de la façade.
Cependant, des dérogations sont prévues s’il existe "un risque de pathologie du bâti liée à tout type d’isolation",  ou encore que cela modifie l'aspect de la construction contrairement aux prescriptions faites pour les secteurs sauvegardés. Enfin, le décret prévoit également une dérogation dans le cas où le "temps de retour sur investissement du surcoût induit par l'ajout d'une isolation, déduction faite des aides financières publiques, est supérieur à dix ans".

Réalisation : à partir du 1er janvier 2017
Ce nouveau décret entre en vigueur le 1er janvier 2017. Précisons que l'isolation thermique est rendue obligatoire lorsque les travaux concernent un comble habitable, un garage annexe ou toute autre pièce non habitable d'une surface minimale de plancher de 5 m2, non enterrée ou semi-enterrée.

CR

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