Publié le 01 juin 2016 dans Actualités

Après la fête des voisins, la fête des grands-mères, on en passe et des meilleurs, voici la fête des parents ! Elle a eu lieu le 1er juin. À l'heure où 1 famille sur 5 est monoparentale, la fête des parents va-t-elle peu à peu se substituer à nos traditionnelles fête des mères et fête des pères ? 

La fête des parents, c'était le 1er juin. Volontairement instaurée entre la fête des mères et la fête des pères, elle a pour vocation de tenir compte de l'évolution sociale de la structure familiale. Elle a été initiée en 2013, dans le Var, par une équipe d'enseignants. Et l'initiative a fait depuis boule de neige. Son objectif ? Fêter tous les parents, sans exception, quel que soit le style de familles. Celles où il y a deux papas ou deux mamans, mais aussi les familles monoparentales ou recomposées. "Dissocier la fête des pères et celle des mères peut être excluant pour l'enfant qui n'a qu'un seul parent ou qui vit avec deux papas ou deux mamans. Aujourd'hui, il est obligatoire de trouver une réelle cohésion avec notre société actuelle" estime Bilitis Ozanne, un professeur des écoles interviewé dans le journal L'Indépendant.

Concrètement, la fête des parents met donc un peu les pieds dans le plat. Et si la fête des parents venait à supplanter la fête des mamans, s'inquiètent certains ? Aie aie aie… Incontestablement, réunir les deux festivités porterait un coup fatal aux colliers de nouilles, pates à sel et autres merveilles réalisées avec amour par nos tout-petits ! Mais n'est-ce pas aussi une façon de mieux coller à l'évolution des familles ? Selon l'Insee, les familles françaises sont de plus en plus monoparentales (rapport publié en décembre 2015). Dans son ouvrage intitulé "Couples et familles", l'Institut national de la statistique et des études économiques note que 70 % des familles sont classiques (un papa, une maman, des enfants). Mais il souligne aussi que 2 familles sur 10 sont monoparentales. Soit 4 % de plus qu'en 1999. Toujours selon l'Insee, la monoparentalité concerne en majorité les femmes, surtout les moins diplômées. Celles-ci ayant tendance à rompre plus tôt leur union et ayant plus souvent des enfants mineurs que les femmes les plus diplômées… En 2015, près de trois millions d’enfants de moins de 25 ans étaient élevés soit par leur père, soit par leur mère. Subie (décès, divorce…), la monoparentalité est parfois choisie, voire voulue (famille homoparentale par exemple).
Parallèlement, les familles recomposées sont aujourd'hui un schéma classique (1,2 million d'enfants de moins de 18 ans vivent dans une famille recomposée). Cela a débouché sur une réflexion visant à créer un statut de beau-parent pour que l'époux ou l'épouse du parent puisse officiellement intervenir dans l'éducation des enfants. De nombreuses fois évoquée, cette réforme n'a pas encore vu le jour malgré l'essor des familles recomposées…
Avec l'évolution des familles, la fête des parents apparaît un peu comme l'arbre qui cache la forêt. Elle permet, a minima, de poser un regard nouveau sur notre société et de s'interroger sur les familles du XXIe siècle. Tiens, d'ailleurs, un proverbe ne dit-il pas que : "plus il y a de fêtes, plus on s'amuse !" ;-)

VA

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