Publié le 30 mai 2016 dans Actualités

Si l'immobilier présente de nombreux atouts - fiable, profitable, négociable - il peut arriver que certains biens pèchent au niveau de leur construction ou de leur situation. Au point de présenter des défauts qui pourraient décourager certains acheteurs. Mieux vaut bien les connaître, afin de proposer un prix de vente en conséquence, qui évitera la méfiance.

Dans l'immobilier comme dans bien des situations, il est des caractéristiques qu'il vaudrait mieux pouvoir gommer d'un trait. Mais les biens ne peuvent se transformer d'un coup de baguette magique. Après avoir cerné les défauts susceptibles de ralentir la transaction, une visite chez le notaire s'impose pour demander une expertise immobilière. Voici la liste des cas où il faut consulter sans trop tarder !

  1. Emplacement isolé : l'éloignement des axes routiers ou des réseaux de transports en commun constitue un critère gênant. Car des familles avec enfants apprécieront un bien à proximité des écoles, garderies et collèges… Et si la situation de la maison permet en plus de limiter l'usage de la voiture pour se rendre sur le lieu de travail, toutes les conditions sont réunies pour donner de la valeur au bien. Au cas échéant, il faudra sans doute revoir ses prétentions à la baisse au niveau du prix de vente.
  2. Diagnostics alarmants : alors que de nombreux diagnostics permettent de s'assurer de la bonne santé d'un bien - recherche de plomb, amiante, termites, contrôle gaz, électricité, assainissement et risques naturels et technologiques - tout rapport indiquant une situation anormale risque de compromettre la vente. Fort heureusement, des travaux ou aménagements permettront de lever toute ambiguïté, mais il faudra engager quelques frais…
  3. Absence d'ascenseur : valable pour les appartements, ce défaut affecte les immeubles anciens. Si des ascenseurs peuvent être installés dans certains bâtiments, le coût pour la copropriété sera très important. En l'absence de cet équipement, il faudra se dire que le bien risque de souffrir d'une décote de 20 % environ. Ce qui peut séduire les jeunes ménages au budget serré.
  4. Copropriété mal gérée : attention aux charges de copropriété qui ont tendance à s'envoler ! Car les acquéreurs savent bien qu'un appartement, même s'il est moins cher à l'achat, va constituer une charge sur le long terme. Et comme la loi Alur veut une transparence totale sur la situation financière de la copropriété ou des impayés des copropriétaires, il vaut mieux afficher une gestion saine…
  5. Non conformité des équipements : des travaux réalisés à l'emporte-pièce, des surfaces annexées sans l'accord de la copropriété ou encore des constructions réalisées sans autorisation, autant de situations dont il faut se méfier. Dans tous les cas, le notaire saura alerter le vendeur sur les risques que comporte la transaction, et incitera à régulariser la situation.
  6. Nuisances sonores : la présence d'une route, d'une voie ferrée ou d'un aéroport à proximité constitue une gêne rédhibitoire. Si cela peut rebuter certains acheteurs, d'autres pourront être sensibles au fait d'acheter sans doute à moindres frais. Reste à déterminer - avec l'expertise du notaire - le prix à payer pour un bien situé dans ces quartiers…
  7. Vis-à-vis gênant : en plus du risque de promiscuité visuelle, lié à des voisins voyeuristes, le défaut résulte aussi du manque de luminosité naturelle. Ce qui peut refroidir des acquéreurs et entraîner une décote de 5 à 10 %. Mais si le quartier peut compter sur des atouts clés, alors il faut discuter…

CR

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