Par Marie Christine Ménoire, le 8 Mars 2016 dans J'ACHETE - Je deviens propriétaire

Si, comme près de 4 Français sur 10, vous voulez devenir propriétaire, c'est le moment ou jamais. En 2016, l'accession à la propriété est largement favorisée par les pouvoirs publics. Quelques conseils pour réaliser votre projet sans encombre.

Affinez votre projet

Sachez exactement ce que vous voulez, ou plus exactement, ce dont vous avez besoin. Selon que vous êtes seul, en couple, avec ou sans enfant, votre futur logement ne sera pas le même. Et le budget qui y sera consacré non plus. Posez-vous les bonnes questions : votre situation géographique et professionnelle est-elle stable ?  De quelle surface avez-vous besoin à long terme ? Préférez-vous un appartement ou une maison ? Où acheter votre logement ? Pensez à la proximité des commerces, des écoles, de votre lieu de travail…

Vous avez dit « primo-accédant » ?
On appelle primo-accédants, les personnes n’ayant jamais été propriétaires de leur résidence principale ou qui n’ont pas été propriétaires de celle-ci durant les deux dernières années.

Calculez votre budget

Vous avez “cerné” le type de bien qu’il vous faut et fixé les critères qu’il devra remplir. Maintenant, il vous reste une autre étape à franchir : “ficeler” votre budget. Le but étant de financer votre achat sans y consacrer toutes vos économies et vos revenus. Pour cela, vous devrez scinder vos finances en deux colonnes : l’une avec vos revenus mensuels réguliers et sûrs, l’autre avec vos charges mensuelles (crédits, pensions versées…).

Cela vous permettra d’établir votre capacité d’endettement, c’est-à-dire l’argent que vous pourrez mobiliser tous les mois pour rembourser votre prêt immobilier. L’idéal est de ne pas dépasser 33 % de vos revenus mensuels. Dans vos calculs prévisionnels, n’oubliez pas d’intégrer les frais liés à votre acquisition : frais d’actes, la garantie du prêt, les impôts locaux, les frais de déménagement, l’assurance, etc.

Trouvez le bon interlocuteur

Votre dossier sous le bras et votre projet en tête, frappez aux portes du plus grand nombre d’établissements bancaires possible, en ayant déjà préparé vos arguments. Ne vous limitez pas à votre banque habituelle où vous avez déjà vos comptes. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce ne sera pas forcément elle qui vous proposera les meilleures conditions d’emprunt. N’hésitez pas à consulter plusieurs établissements et à faire jouer la concurrence ! Faites réaliser des simulations. Chiffres à l’appui, vous pourrez mieux appréhender les conséquences des options choisies.

Profitez des aides

Parmi les dispositifs pouvant vous donner un coup de pouce :

  • le prêt à taux zéro (PTZ). Il s’agit d’un prêt complémentaire sans intérêts ni frais. Réservé aux primo-accédants, le PTZ 2016 permet d’assurer le financement de 40 % de l’achat d’un logement neuf ou ancien avec travaux. Les plafonds de revenus pour en bénéficier ont été revus à la hausse pour permettre à plus de ménages d’en bénéficier. Les ménages ont la possibilité de rembourser le PTZ dans un délai différé de 5, 10 ou 15 ans (en fonction des revenus). La durée du prêt a été portée à 20 ans minimum ;
  • le prêt action sociale (PAS). Accordé sous conditions de ressources, le PAS est distribué par une banque ou un établissement financier ayant passé une convention avec l’État pour financer la construction ou l’achat d’un logement, avec ou sans travaux. Il peut financer l’intégralité du coût de l’opération ;
  • le prêt action logement. Accordé aux salariés des entreprises du secteur privé, adhérentes au Comité interprofessionnel du logement (CIL), le prêt action logement est un prêt complémentaire  à demander à votre employeur. Destiné à l’achat dans le neuf ou l’ancien sans travaux, son montant varie en fonction de la localisation.
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