Par Christophe Raffaillac, le 22 Mai 2015 dans J'ACHETE - Je finance mon projet

Si l'achat d'un bien n'oblige pas de passer par la case "banque", les taux planchers et les enjeux patrimoniaux changent la donne. Thierry Marinello, responsable marketing de Crédit Agricole SA, dévoile une stratégie gagnant/gagnant pour les acquéreurs !

Comment définir le montant à consacrer à mon achat immobilier ?

Thierry Marinello : "la plupart des emprunteurs s'informent au moyen d'internet et savent que le taux d'endettement, tous crédits confondus, ne doit pas dépasser 35 % des revenus. Mais ce qui doit aussi être pris en considération, et notamment au Crédit Agricole, concerne le "reste à vivre" dont dispose le ménage."

À quel moment contacter sa banque ?

Thierry Marinello : "Dès que la personne commence à réfléchir à son projet d’acquisition. La banque va non seulement donner des conseils en matière de financement, mais aussi évoquer les conséquences au plan patrimonial. Les emprunteurs sont-ils mariés, pacsés, salariés, entrepreneurs…? Quelle est la nature de l’investissement, une résidence principale, secondaire ou locative ? Ont-ils intérêt à souscrire une assurance chômage ? C’est une approche gagnant/gagnant ! Il est important de sécuriser la démarche d’accession à la propriété".

Quel apport personnel faut-il prévoir ?

Thierry Marinello : "Même si l’apport personnel reste un atout non négligeable, il ne constitue pas un critère décisif. En France, environ 50 % des biens sont financés avec 5 % de fonds propres. C’est avant tout le bon équilibre entre le niveau de charges et de ressources qui importe. En effet, un bon équilibre de trésorerie permet au ménage de vivre avec davantage de sérénité face aux remboursements de ses échéances. C’est un facteur important pour prévenir des risques de défaillance. Nous n’avons pas observé de corrélation entre le montant de l’apport personnel et le nombre de défaillances. Il est, par conséquent, extrêmement important de définir son budget global au plus juste et notamment en présence de  travaux au moment de l’accession. Il s’agit d’éviter de recourir postérieurement au crédit à la consommation pour compléter un financement immobilier. Dans ce cas de figure, le recours au crédit à la consommation peut être un des facteurs de la dégradation de la situation financière des ménages".

Pourquoi recourir au crédit pour financer un bien immobilier ?

Thierry Marinello : "Si l’acquéreur dispose d’une épargne conséquente, il peut emprunter jusqu’à saturer son taux d’endettement. Ce qui s’inscrit dans une logique de gestion de patrimoine, à condition de bénéficier d’une bonne assurance décès chômage invalidité de qualité complétée, le cas échéant, d’une assurance chômage. En cas d’accident de la vie, disparition du conjoint par exemple, la compagnie d’assurance remboursera le capital restant dû à la banque (exemple : 100 % si le conjoint avait souscrit une assurance décès invalidité à 100 %). Cela permet effectivement de protéger sa famille et de préserver le patrimoine".

En quoi les taux d'intérêt actuels constituent de vraies opportunités ?

Thierry Marinello : "Inédits, les taux actuels permettent de resolvabiliser les ménages et de redonner de la capacité d’emprunt. D’autant qu’en province, les prix des biens se sont réajustés à la baisse. Ce qui contribue aussi à améliorer le pouvoir d’achat des ménages, notamment des primo-accédants. Nous sommes dans un contexte de taux bas, très favorable aux emprunteurs, qui devrait perdurer dans les mois qui viennent. En effet, la politique monétaire de la BCE encourage les investissements afin de favoriser le redémarrage de l’économie".

Que conseille le Crédit Agricole ?

Thierry Marinello : C'est le moment d'accéder à la propriété ! Les conditions d'acquisition actuelles permettent de redonner les moyens d'action nécessaires aux primo-accédants. Les emprunteurs profitent de la baisse des taux d'intérêt et de la réforme du prêt à taux zéro, étendu à l'ancien sous conditions.

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