Par Nathalie Duny, le 18 Septembre 2014 dans J'ACHETE - Je finance mon projet

En matière d'immobilier, il existe de nombreuses idées reçues, notamment concernant les primo-accédants. Beaucoup sont infondées. Démonstration !

1 "Les primo-accédants sont exclus du marché"

La situation évolue favorablement et les banques se plient aujourd'hui en quatre pour soutenir l'accession à la propriété des primo-accédants. Mais évidemment, à certaines conditions ! Ils doivent, par exemple, prouver leur stabilité financière.

Le taux d'endettement ne doit pas dépasser 33 %. Ils doivent avoir des revenus réguliers et stables, pas d'autres crédits en cours... Si c'est le cas, ils deviennent une cible privilégiée des établissements bancaires qui essaient de leur proposer des taux particulièrement avantageux.

2 "À partir d'octobre 2014, le PTZ ne sera plus réservé aux primo-accédants"

Le PTZ est un prêt sans intérêts, réservé exclusivement aux personnes achetant leur première résidence principale (les primo-accédants). Accordé sous conditions de ressources, il vient en complément des autres emprunts et de l'apport personnel. En octobre 2014, le PTZ évolue.  Pour tenter de relancer l'accession à la propriété, le gouvernement a décidé de relever le montant du prêt à taux zéro dans le neuf et de l'élargir à l'ancien avec travaux dans les zones rurales.

3 "Les primo-accédants peuvent acheter sans apport"

Le passage par la case "apport personnel" semble inéluctable aujourd'hui. Les banques exigent généralement que le futur acquéreur soit capable de financer au moins 10 % du prix du bien, de quoi couvrir les frais de notaire et la garantie du prêt.

4 "Le PTZ est la seule aide pour les primo-accédants"

Plusieurs prêts aidés permettent de booster l'apport des primo-accédants. La plupart sont soumis à conditions de ressources :

  • Prêt action logement (ancien 1 % logement) pour les salariés du privé. La demande de prêt doit être déposée par le salarié auprès de son employeur.
  • Prêt d'accession sociale pour ceux qui  bénéficient des APL (allocations logement).   Prêts proposés par les caisses de retraite complémentaires, les mutuelles et les collectivités.

De nombreuses collectivités locales (région, département, agglomération, commune) accordent des micro-prêts à taux bonifiés pour soutenir les primo-accédants.
Les aides peuvent servir à financer un logement neuf ou ancien, avec ou sans travaux. Parfois, ces crédits aidés sont cumulables.

Contactez votre commune ou votre département avant d'élaborer votre plan de financement.
Consultez aussi le site de l'Anil, dans la rubrique "aides des collectivités locales".

5 "La loi Duflot (Pinel) ne concerne pas les primo-accédants"

Cette loi s'adresse à tous les investisseurs. Depuis septembre 2014, elle leur laisse le choix de s'engager à louer leur bien pour 6, 9 ou 12 ans. Mais le logement doit se situer dans une zone géographique éligible, être neuf ou en l'état futur d'achèvement (VEFA) et respecter les critères d'efficacité énergétique en vigueur (RT 2012).

À savoir : les propriétaires ont désormais le droit de louer le logement défiscalisé à leurs ascendants ou descendants.
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