Par Christophe Raffaillac, le 5 Avril 2013 dans J'ACHETE - Je finance mon projet

Livrets réglementés (Livret A, LDD...) et livrets bancaires sont bien décidés à en découdre ! Et pour cause, la rémunération dégradée des uns et la fiscalité accrue des autres obligent désormais à compter les points. Quelle formule choisir en 2013 ?

Livrets A et LDD : la réglementation a du bon !

Le livret A profite d'une belle hauteur sous plafond (22 950 ? hors intérêts capitalisés), mais a vu sa rémunération s'effriter (1,75 %). Moins populaires, soumis à l'impôt, mais plus rémunérateurs, les fameux livrets bancaires comptent bien lui tailler des croupières.

Réaliser un placement à la fois sûr, disponible et défiscalisé, c'est le triple avantage des Livrets A, Livret de développement durable (LDD) et Livret jeune. Comment les mettre à profit pour faire fructifier ses économies ?

Les "plus" :

  • Des plafonds relevés : avec l'augmentation des dépôts, les livrets réglementaires permettent de se constituer un vrai "matelas". Un couple avec 2 enfants peut épargner jusqu'à 115 800 ? (4 x 22 950 ? sur les Livrets A et 2 x 12 000 ? sur les LDD pour les majeurs).
  • Fiscalité oubliée : exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux, ces livrets autorisent versements et déblocages à tout moment.
Les "moins" :
  • Des taux abaissés : fixé par l'État et calculé en fonction de l'inflation, le taux de rémunération de ces livrets a chuté depuis le 1er février, passant de 2,25 % à 1,75 %. Un coup dur pour les épargnants !
  • Intérêts à la quinzaine : les fonds déposés ne commencent à fructifier que le 1er jour de la période : du 1er au 15 et du 16 au 31. À savoir en cas de retraits ou dépôts fréquents.

Autres livrets bancaires : la course à la rémunération

Conçus pour doper son épargne à très court terme, ces livrets sont proposés notamment par les banques en ligne. Leur rémunération, comprise entre 1,5 et 2,5 % brut, ne doit pas occulter quelques ponctions fiscales.

Les "plus" :

  • Rémunération boostée : à condition de déposer pour une période de quelques mois, le taux servi peut atteindre les 4 %.
  • Dépôt illimité : l'autre avantage repose sur le montant total des versements qui dépasse largement le plafond autorisé pour le livret A.
Les "moins" :
  • Fiscalité alourdie : la loi de finances 2013 a altéré la rentabilité des livrets, car les intérêts sont non seulement soumis aux prélèvements sociaux de 15,5 %, mais également à l'impôt sur le revenu. Exemple : un contribuable imposé dans la tranche à 45 % est taxé à 60,5 % (45 % + 15,5 % de prélèvements sociaux) sur ses intérêts !
  • Durée limitée : les taux rémunérateurs sont limités à de courtes périodes de placement.
À moins de gérer son épargne à très court terme (3 ou 4 mois), les livrets bancaires offrent un rendement net (hors fiscalité) qui ne leur permet pas de s'imposer face aux Livrets A et LDD.


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