Par Nathalie Duny, le 7 Février 2013 dans J'ACHETE - Je finance mon projet

Parfois la crise a du bon : les taux de crédit ont, en effet, atteint des taux historiquement bas. C'est le moment de renégocier votre prêt immobilier. Comment procéder ? Est-ce rentable ? Ce qu'il faut savoir !

Un contexte favorable pour les emprunteurs

La crise économique et la montée du chômage ont altéré les finances des acquéreurs potentiels et ont fait chuter la demande de prêts. En 2012, le montant total des crédits a baissé de 33,1 % par rapport à 2011. Les banques ont donc adopté une politique de conquête de nouveaux clients, mais ne négligent pas pour autant la qualité des dossiers.
En décembre, les taux des prêts accordés par les banques sont tombés, en moyenne, à 3,23 % (hors assurance et coût des sûretés). Même sur une longue période (plus de 20 ans), il est possible d'emprunter à moins de 4 % actuellement.
La situation est inédite pour les emprunteurs. Il n'a jamais été aussi intéressant de négocier un prêt immobilier. Que ce soit un nouveau crédit ou un prêt existant.

Comment négocier avec la banque ?

Adressez-vous d'abord à votre banque. Elle peut vous proposer de diminuer les mensualités de votre crédit et donc vous faire gagner du pouvoir d'achat ou bien de réduire votre durée de remboursement en conservant le même montant des mensualités. Dans ce cas, le capital restant dû s'amortira plus rapidement.
Si la banque n'accepte pas de renégocier votre prêt ou si son offre n'est pas suffisamment attractive, vous pouvez opter pour un rachat de crédit. Vous empruntez à un taux plus faible dans une banque concurrente en représentant un dossier de crédit. Ainsi, vous remboursez l'emprunt initial auprès de votre première banque. Pour les autres banques, la renégociation est un moyen de capter une nouvelle clientèle.

Soyez très vigilant sur :
  • le taux proposé ;
  • les assurances (assurance de groupe ou délégation d'assurance) ;
  • les garanties ;
  • les frais de dossier ainsi que toutes les contreparties que la banque peut exiger (ouverture de PEL-CEL, souscription d'une carte bancaire...).
  • Car lors d'un rachat de prêt, les frais peuvent annuler l'intérêt financier de l'opération.

Les 3 conditions à respecter

Pour que la renégociation soit rentable, il faut :
  • un différentiel entre le taux nominal et le nouveau taux au minimum d'1% ;
  • un capital restant dû de plus de 100 000 ? et être dans les premières années de remboursement ;
  • avoir un prêt qui vous engage sur 10 ans minimum.
En effet, au début du prêt, vous remboursez plus d'intérêts que de capital. Puis, la situation s'inverse. Aussi, plus vous avancez dans le temps et moins la renégociation devient intéressante.

Obstacles à éviter :
  • une situation financière et professionnelle   instable ;
  • un nouvel emprunt contracté entre-temps et un taux d'endettement qui a changé.

Attention à l'assurance !

L'assurance, c'est votre couverture, ne la négligez pas ! Depuis le 1er septembre 2010, les banques
se doivent d'accepter le choix d'une assurance extérieure, si les conditions qu'elle remplit sont
les mêmes. Mais ce n'est pas une raison pour choisir la moins chère les yeux fermés.
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